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BAROUKH TOLEDANO

RABBI
HISTOIRE
JEWISHGEN
ORIGINE
MAROC
YESHIVOT
TOLEDO
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ISRAEL
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RABBI RAPHAEL BAROUKH TOLEDANO
1890-1971 (5650-5731)
L’illustre famille Tolédano, qui compte toute une lignée de Rabbanim de génération en génération est originaire de la ville de Tolède en Espagne. Rabbi Daniel dirigea la communauté de Castille jusqu’en 1492 (date de l’expulsion des juifs d’Espagne) qu’il quitta alors ainsi que son père. Ils prêtèrent serment de ne jamais plus revenir sur cette terre hostile, et changèrent leur nom de famille en Toléda-no (Tolède non).
Comme de nombreux autres juifs espagnols exilés, ils trouvèrent refuge au Maroc.
Ils s’établirent à Meknès, ville où naquit Rabbi Raphaël Baroukh Tolédano en 1890.
A l’image de ses ancêtres, Rabbi Yaacov, le père de Rabbi Baroukh, était Rav de cette ville. Le jeune Baroukh était un enfant plein d’aptitude pour la Torah qu’il etudiait jour et nuit. Après le décès de son père, il devint à son tour Dayane (juge rabbinique) de Meknès. Ce Tsadik possédait de nombreuses vertus, parmi elles l’amour du Tout-Puissant,celui du peuple juif et de la terre d’Israël.
On raconte qu’un jour, pendant la prière, il s’évanouit après avoir dit le verset : « Hachem mélèkh, Hachem malakh, Hachem imlokh léolam vaed », « Hachem règne, Hachem a régné, Hachem règnera pour l’éternité », tant son attachement à Hakadoch Baroukh Hou était grand à cet instant. Malgré son honorable position, il pouvait discuter avec le juif le plus simple, si grand était son amour d’autrui. Sa maison était notamment ouverte à tous. Il eut le mérite de réaliser son voeu le plus cher, celui de monter en Erets Israël.
Il s’installa à Bné Brak, ville de la Torah.
Nombreux sont ceux qui se souviennent de sa noble tenue rabbinique marocaine.
Rabbi Baroukh rédigea le « Kitsour Choul’han Aroukh », un abrégé du Choul’han aroukh, ainsi que de nombreux Piyoutim (chants à la gloire d’Hachem) dont le fameux « Achorère Chira », chanté aujourd’hui par tous les juifs du monde entier.
Par milliers, on vint l’accompagner à sa dernière demeure
le 18 ‘Heshvan 5731 (1971). Que son souvenir soit une bénédiction.hessedvedavid


Les journées du judaïsme marocain
Le judaïsme marocain de 890 à 1492
Shmuel Toledano, Rav Beth-Din de Rishon Letzion





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3 commentaires:

Anonyme a dit…

Un samedi soir d’hiver, le Rav Raphaël Baroukh Tolédano était malade et alité dans sa ville de Meknes. Certains visiteurs lui rapportèrent qu’un certain juif d’Oujda avait subi récemment une importante faillite et qu’il était poursuivi par ses créanciers et ses garants qui avaient même menacé sa vie…
A ces mots, le Rav Raphaël Baroukh sauta de son lit et décida de se rendre le soir même à Oujda, distante de 400 km de Meknes, pour aller aider cet homme dans la détresse.
La famille du Rav s’interposa pour le dissuader de voyager dans son état, mais rien ne l’arrêta « La vie de cet homme est en danger et je me dois d’accourir auprès de lui; de plus, rassurez-vous, comme je voyage pour une mitsva, il ne m’arrivera aucun mal » déclara-t-il.
Le Rav Tolédano mit son manteau et se rendit à la gare…
Il voyagea pendant neuf heures pour atteindre Oujda. A peine arrivé, il alla immédiatement rendre visite aux créditeurs et aux garants… Après de longues négociations, il arriva à conclure un accord; Il obtint une réduction définitive de 50% de la dette et il s’engagea à collecter les 50% restants pour le compte des créanciers. Dès après le rendez-vous, le Rav Tolédano s’en alla convaincre les riches membres de la communauté d’Oujda d’assumer les sommes restant dues. Ce qui fut fait très rapidement.
Mais pour le Rav Tolédano, cette mission restait incomplète à ses yeux et il ne quitta Oujda qu’après avoir collecté une nouvelle somme de 600.000 Francs pour permettre à son protégé d’assumer ses besoins et afin qu’il puisse se rétablir dignement. (Ohrot mi Mizrah).

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Anonyme a dit…

C’est au début de ce siècle que le judaïsme marocain s’est le plus affaibli : Les cœurs se fermèrent la foi s’éteignit ; l’ouverture du « méllah » permit aux juifs d’aller vers les grandes villes ; les enfants ne cherchant plus qu ‘à se détacher des parents ; c’est dans cette génération appauvrie que naissent des tsadikim qui descendent sur terre faire leur travail.

Rabbi B. TOLEDANO est issu d’une lignée d’éminents rabbins qui durant 45 générations, se consacrèrent au service divin. Fils de Rabbi Yakov Tolédano, il naquit en 5650 (1890). Très jeune, il se distingua par une vive intelligence, une mémoire développée, et surtout par une profonde sensibilité et son intense recherche de la vérité. Il fut Av Beth-Din de la ville de Meknès. Les juifs de Meknès respectaient ce jeune homme, qu’ils considéraient comme un saint.

L’un de ses amis, Rav Messas, raconte : « A l’âge de 10 ans, Rabbi Baroukh fut atteint d’une grave maladie, terriblement douloureuse. Venu lui rendre visite, je le trouvais en train de hurler de douleur. Son père, Rabbi Yakov, nous rejoignit dans la chambre et durant tout le temps où son père fut présent Rabbi Baroukh ne se plaignit pas ; puis dès que son père sortit il recommença à crier. Etonné, il me répondit : « Je me suis retenu car je ne voulais pas causer de la peine à mon père ».

· Ses études, il les fit avec Rabbi H. Berdugo, directeur spirituel de la yéchiva de Meknès ; Rabbi H. Messas exerça sur lui une profonde influence ; de même Rabbi Y. Elkouby qui l’initia au « Nistar » (kabale). C’est de son père qu’il tient l’essentiel de sa formation. Il publia à la fin de ses jours un « Kitsour Choulhan Aroukh » dans lequel il exposa toutes les coutumes particulières aux juifs marocains. Tout entier attaché à son créateur, il Le servait avec ferveur qui émouvait les cœurs les plus endurcis.

·

Après son mariage avec Rachel, fille de Rabbi Chalom Amar, éminent rabbin de Meknès. Grâce à son enseignement touchant les masses et à son travail intense, il parvint à établir l’observance de la Thora dans la plupart des foyers. Ainsi chaque vendredi, en fin d’après midi, il se rendait lui-même dans tous les magasins juifs et il exigeait la fermeture avant l’entrée de Chabbat.

· Il enseignait chaque jour dans son Beth-Hamidrach devant 150 auditeurs, et il se rendait le soir à la yéchiva qu’il avait lui-même fondée et dont il était le principal responsable, afin de donner un cours de moussar.

· A l’époque, il existait dans la ville, une autre yéchiva plus ancienne réservée aux gens de Meknès et qui ne recevait pas les plus défavorisés. Rabbi Baroukh accueillit tous ceux dont le seul but et la seule ambition était d’étudier la Thora ; il apporta à ses élèves un soutien tant spirituel que matériel. Certains n’avaient pas de quoi se vêtir, il leur fournit des habits et fit des dons à ceux qui n’avaient pas de quoi vivre.

· A l’ouverture des écoles de l’Alliance Israélite Universelle, Rabbi Baroukh y vit curieusement comme d’autres rabbins dans d’autres galouyiot, un danger pour le judaïsme. Il se rendait chaque jour aux portes de ces institutions pour parler aux enfants et leur proposer de venir étudier la Thora chez lui. Quand on pense que l’A.I.U sauve aujourd’hui des enfants juifs de l’assimilation c’est à n’y rien comprendre (on fait semblant).

· Pendant la seconde guerre mondiale, alors que régnait sur la terre le désordre, il apprit qu’à Oujda aucun enseignement religieux n’était assuré aux enfants ; malgré sa maladie et la faiblesse qui l’affectait à cette époque, il décida de s’y rendre. Après de longues heures dans un train bondé, où des arabes lui crachaient à la figure, il arriva à Oujda harassé, mais il désira rencontrer au plus vite les responsables de la communauté afin de les persuader d’ouvrir au plus vite un Talmud-Thora pour les enfants. Il leur expliqua la situation dramatique, mais personne ne voulut l’écouter ; Rabbi Baroukh se mit à pleurer ; « c’est sur moi que je pleure, nos sages ont enseigné que les paroles de celui qui craint D’ sont entendues ». Si aucune attention n’est accordée à mes propos . . .la responsabilité n’en incombe qu’à moi. . .Profondément émus par ces propos le comité se plia à sa volonté et le jour même on ouvrit un Talmud Thora.

· Rabbi Baroukh avait l’habitude de se lever au milieu de la nuit pour réciter le Tikoun Hatsot et pleurer à même le sol, la destruction du Temple ; au lever du jour, il se rendait à la synagogue où il ouvrait lui même les portes ; il consacrait une grande partie de la matinée à siéger au Beth-Din s’appliquant à faire régner la justice divine au milieu des hommes. Il avait à cœur de vivre dans la plus grande simplicité. Le strict nécessaire pour lui était sa devise. Un de ses enfants ayant formé un projet de faire construire une maison, afin d’y faire vivre toute la famille, Rabbi Baroukh lui objecta : « Ne sais-tu pas que nous sommes de Yonadav fils de Rehav qui défendit à sa descendance de bâtir des maisons et qui lui ordonna de vivre sous la tente.

· Sa maison était pareille à son cœur ; ouverte à tous, elle attirait tous ceux qui étaient en quête de chaleur. Outre les invités qui y affluaient, elle était également le foyer de nombreux orphelins que Rabbi Baroukh avait accueillis chez lui et qu’il élevait comme ses propres enfants

· Après avoir inlassablement œuvré, plus de 50 ans durant, pour le maintient du Judaïsme marocain, il se rendit en ISRAEL, où il vécut à Bné Brak. Il rendait visite aux communautés d’afrique du nord pour les exhorter les juifs à respecter les commandements. Il développa une yéchiva « Ohel Moshé » qui venait d’être créée à Bné Brak et qui accueillait des juifs d’origine sépharade.



· Il est décédé le 18 Hechvan, au moment même où 10 personnes étaient réunies autour de lui et récitaient le « Chéma ». Ce sont aujourd’hui ses descendants qui propagent son enseignement

Anonyme a dit…

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