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MOISE


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LE PROPHETE
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MIDRASH
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ALFRED DE VIGNY
MICHEL ANGE-ROME


"ET D. lui parlait comme
un ami parle a un ami"

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אנכי ה’ . לא תרצח
לא יהיה . לא תנאף
לא תשא . לא תגנב
זכר את . לא תענה
כבד את . לא תחמד

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RABBI YEHOUDA HANASSI


LE PRINCE
ETUDE
MEZOUZA
EMBRYON
SAGE





"Rabbi disait : Quel est le droit chemin que l’homme doit choisir ? Tout chemin dont peut s’honorer celui qui le prend, et pour lequel il est honoré par les autres hommes. (Chapitre 2, Michna 1)
daathaim


Rabbi est né en 3880, cinquante deux ans après la destruction du Temple.
Il descendait de Hillel, son père était de la tribu de Binyamin et sa mère de la famille royale de David.
C'était l'époque où le Tana Rabbi Akiva fut torturé par les romains.

Rabbit naquit précisément au moment où, Rabbi Akiva mourrut. Et la Guemara (Kedouchine) nous raconte à ce sujet que "Lorsque Rabbi Aquiva mourut, Rabbi vint au monde...
Pour t'enseigner qu'un Tsadik ne quitte pas ce monde sans qu'apparaisse un autre juste comme lui.
" rabbi fut le dernier des grands Tanayim. Ses contemporains le vénéraient et l'admiraient beaucoup. On l'appelait Rabbi ou rabbénou car il était plus sage et plus érudit que quiconque. On lui donna aussi le nom de "Rabbénou Akadoche".

Rabbi fut pour le peuple juif le septième jour. De même que lorsque arrive le Chabbat arrive le repos, de même la tranquillité fut assuré à Israël lorsque Rabbi devint Nassi (Président). Celui-ci était même respecté et apprécié par le gouverneur de Rome et une amitié solide se lia entres eux.

Rabbi fréquenta dès son jeune âge, les grands Tsadikim de son temps, et c'est d'eux qu'il reçut sa formation. Ses maitres les plus connus furent:

1. Rabbi Chimon Ben Gamliel, son père
2. Rabbi Yéhouda Ben Ilaï
3. Rabbi Meir
4. Rabbi Chimon Ben Yohai
5. Rabbi Yossei Ben 'Halafta
6. Rabbi Elazar Ben Chamoua
7. Rabbi Yéhochoua Ben Qor'haRabbi

Celui-ci possédait à la fois la Thora, la sagesse et la grandeur (le pouvoir). Rien ne l'empêchait par conséquent, de s'adonner à cette immense tâche et il accepta la mission sacrée de rédiger son oeuvre colossale qui est, comme on le sait classée en six traités:

Zerayim, Moède, Nachim, Nezikim, Kodachim, Teharoth.

C'est à Beith Chéarim qu'il s'installa pour se consacrer pleinement à cette oeuvre.
Et c'est en tombant malade qu'il alla à Tsipori où il demeura dix sept ans.
Rabbi avait trois fils:

- Rabban Gamliel, qui fut Nassi et lui succèda;
- Rabbi Chimon qu'il surnommait 'Hakham;
- Yaabets qui entra vivant dans le Gan Eden. Il eut également deux filles: L'une fut l'épouse de Ben El'assa et l'autre celle du petit fils de Rabbi Tarfon.


Dès sa jeunesse, Yéhouda jouissait de l’estime des plus grands maîtres, au point que son père, dans sa modestie, le qualifiait de lion fils de renard (Baba Metsia 84b). Avide de savoir, le jeune homme allait d’une école à l’autre, afin de connaître les différentes méthodes d’enseignement pratiquées par les maîtres. Ceux à qui il dut la plus grande partie de son savoir furent Rabbi Siméon Bar Yohaï et Rabbi Elazar Ben Chamouâ. Il bénéficia peut-être aussi de l’enseignement de Rabbi Meïr, ou au moins de l’un de ses élèves.

Lorsque Rabbi succéda à son père dans la dignité de prince, commença la période la plus glorieuse de la Diaspora. L’Ecriture Sainte rapporte que Rivka, mère de Essav et de Yaacov, avait été, dans sa détresse, interroger Hachem et eut comme réponse : «Deux peuples sont dans ton sein». Nos Sages lient à cette expression «deux peuples» la prophétie selon laquelle deux hommes, supérieurs à tout ceux de leur temps, naîtraient un jour, et pensent qu’il s’agissait de Rabbi, descendant de Yaacov, et d’Antonin, descendant d’Essav. Les liens d’amitié les plus affectueux unissaient les deux hommes. Grâce à l’appui de l’empereur romain, Rabbi put obtenir que la paix et l’aisance fussent conférées à son peuple, tandis qu’il dut lui-même à la faveur de l’empereur d’être comblé de richesses. Il ne vivait que pour son peuple et pour la Sainte Parole de D-ieu. Il étudiait jour et nuit et enseignait sans relâche. Il rassemblait autour de lui les gens instruits du pays et s’adonnait avec eux à l’étude. De tous côtés accouraient à Syphoris, sa demeure, des élèves zélés, et Rabbi les nourrissait. Pendant les années de disette, il ouvrait ses réserves d’argent aussi bien que ses resserres d’aliments et distribuait à tout les affamés, aux savants comme aux ignorants. Il s’inquiétait de l’éducation des enfants, spécialement de celle des orphelins abandonnés et les confiait à des éducateurs qui avaient pour mission de faire d’eux des hommes intègres et bons.

Rabbi Akiva avait déjà ressenti le besoin d’établir la Loi Orale systématiquement et on lui doit un première tentative qui porte le nom de «Michnah de Rabbi Akiva». Son élève Rabbi Meïr, avait continué son oeuvre. Cette compilation servit de base à Rabbi pour son ouvrage. Avec l’aide de ses collègues, de ses fils et de ses disciples, il classa et tria l’immense matière de son étude, examina, relia différents points, écarta certains textes et ordonna toute la Loi Orale en six parties, classées systématiquement. La première partie contient tous les commandements divins qui se rapportent à l’agriculture et à ses produits, y compris les bénédictions du pain et des fruits, ainsi que les prescriptions sur les prières et le service en commun. La seconde partie contient les enseignements concernant le Chabbat et les jours de fêtes, et tout ce qui s’y rapporte. La troisième partie nous instruit sur le mariage, le divorce, les voeux. La quatrième partie contient l’ensemble de la jurisprudence juive, les prescriptions concernant les procès civils et criminels, l’établissement des tribunaux, etc. La cinquième partie nous instruit sur les sacrifices dans le Beith Hamikdach, ainsi que sur les aliments permis et défendus, et tout ce qui s’y rapporte. La sixième partie, enfin, est consacrée aux prescriptions sur la pureté et l’impureté, des vêtements, des maladies, ainsi que celles traitant des bains de purification, de la pureté à observer dans la vie conjugale et de tout ce qui s’y rapporte.

Ainsi fut classé et présenté tout le contenue de la Loi Orale de manière qu’on pût en prendre connaissance aisément. Ce qui jusqu’alors avait été une masse immense et informe de prescriptions particulières et disparates, devint un tout organisé, où chaque problème trouvait tout naturellement la place qui lui revenait.

Rabbi possédait toutes les qualités pour assumer cette immense tâche : le respect le plus scrupuleux des textes, la capacité critique d’écarter des doctrines qui n’avaient pas emporté l’assentiment de la Halakha et le respect nécessaire pour les décisions d’autorités anciennes.hessedvedavid

JACK KIRBY


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JOE SIMON


(28 août 1917 - 6 février 1994), Jacob Kurtzberg surnommé the King of Comics , fut un des artistes les plus influents, les plus célèbres et prolifiques de comics.



Jack Kirby est l'un des auteurs de comics les plus prolifiques de sa génération.
Dans les années 1960, il crée plusieurs séries de super-héros, dont Hulk, les X-Men, Les Quatre Fantastiques qui feront la renommée de Marvel.

Fils d'immigrés d'Europe Centrale, il grandit à Nex York dans le quartier de Brooklyn. Passionné de littérature, de cinéma, il débute sa vie professionnelle au sein du studio d'animation Fleisher.
Les années 1940 sont marquées par sa rencontre avec Joe Simon, avec qui il formera un duo talentueux. En 1941, ils éditent chez Timely (le futur éditeur Marvel) le comic Captain America. Ils mettent fin à leur collaboration une quinzaine d'années plus tard.
En 1959, Jack Kirby fait la connaissance d'un jeune scénariste, Stan Lee, avec qui il crée de nouveaux super-héros : Les Quatre Fantastiques. Puis viendront : Hulk, les X-Men, Iron Man, le Surfer d'Argent et d'autres.

Jack Kirby aura révolutionné l'univers des comics en y apportant sa fougue, du dynamisme. Il épanouit le genre à travers de nouveaux codes.fluctuat

En 1940, il fait une rencontre déterminante chez Timely Comics : son duo avec le scénariste Joe Simon s'avère une redoutable d'efficacité. Ensemble, les deux hommes créent Captain America et Captain Marvel. Leur collaboration durera une décennie. En 1961, Jack Kirby et Stan Lee fondent la maison Marvel Comics. C'est l'acte de naissance de tous les super-héros qui feront la renommée de Marvel dans les années 1960 : les Quatre Fantastiques, les X-Men, l'Incroyable Hulk sont nés de l'association entre deux des artistes les plus prolifiques de la bande dessinée américaine. Malgré leurs superpouvoirs, leurs personnages sont profondément humains et ont leurs défauts, ce qui ne les rend que plus populaires aux yeux des fans de comics. En 1970, Kirby quitte Marvel et revient chez DC Comics. Il imagine quatre séries, dont 'Le Quatrième Monde'. De beaux succès, mais sans commune mesure avec ses précédentes oeuvres. Auteur de plus de 4.000 planches, Jack Kirby a révolutionné les codes de la bande dessinée en inventant plusieurs concepts, par exemple le splash-page.evene

Lire la Biographie detaillee sur marvel world
"Kirby est reconnu officiellement par les créateurs de comics et les fans comme l’un des plus grands artistes et l’un de ceux ayant eu la plus grande influence dans l’histoire des comics. Sa productivité est devenue légendaire, un décompte estimant qu’il produisit plus de 25000 pages au cours de sa vie, ainsi que des centaines de comics strips et d’esquisses. Il produisit également des peintures et travailla sur des concepts d’illustration pour plusieurs films de Hollywood"

PETER LAX

PRIX ABEL 2005
BIO
PAGE
MATHS







"Peter D. Lax réunit de manière exceptionnelle les mathématiques pures et appliquées, associant une profonde compréhension de l'analyse et une extraordinaire capacité d'invention de concepts unifiants. Il a exercé une influence déterminante, non seulement par sa recherche mais aussi par ses écrits, son dévouement sans faille à la formation et sa générosité envers ses collègues plus jeunes que lui".

Peter Lax est un mathématicien Juif hongrois né en 1926 à Budapest et de nationalité américaine.

Le Prix Abel de Mathematiques 2005 a ete remis officiellement a Peter D. Lax le 20 mai dernier.
Le Prix Abel, souvent considere comme le Prix Nobel de Mathematiques, s’eleve a 6 millions NOK, et etait attribue cette annee pour la troisieme fois. Pour memoire, le premier laureat, en 2003, etait le francais Jean-Pierer Serre.

Peter D. Lax, professeur a l’Universite de New-York, est l’un des plus grands mathematiciens de son temps dans les domaines des mathematiques pures et appliquees. Le Prix Abel 2005 lui a ete attribue pour " ses contributions innovantes a la theorie des equations differentielles partielles, a l’application de telles equations et au calcul de solutions pour ces equations ", comme l’a exprime Erling Stromer, professeur et President du Comite Abel, dans son discours lors de la ceremonie de remise du prix. Le nom de Peter D. Lax est associe a d’importants resultats et methodes mathematiques tels que le theoreme de Lax-Milgram, le theoreme d’equivalence de Lax, le schema de Lax-Friedrichs et le schema de Lax-Wendroff. Peter D. Lax a declare qu’il verserait une partie de sa recompense a un fond pour le soutien des mathematiques et une autre partie a ses petits-enfants pour le financement de leurs etudes.asso objectif sciences


Peter D. Lax est né le 1er mai 1926 à Budapest, Hongrie. Il était en route vers New York avec ses parents le 7 décembre 1941 quand les Etats-Unis entrèrent en guerre.
Peter D. Lax reçut son PhD en 1949 de l’université de New York (NYU), avec Richard Courant,un tres grand mathematicien juif allemand, comme directeur de thèse. Courant avait fondé à NYU le Courant Institute of Mathematical Sciences, dont Lax assura la direction de 1972 – 1980. En 1950, Peter D. Lax se rendit à Los Alamos pour un an et y travailla ensuite plusieurs étés à titre d’expert.
Dès 1951, il revint pourtant à l’université de New York pour commencer l’oeuvre de sa vie au Courant Institute. Lax fut nommé professeur en 1958. À NYU, il occupa aussi les fonctions de Directeur du Computing and Applied Math Center de l’AEC (Commission de l’Energie Nucléaire).
En proposant Peter Lax comme membre de l’Académie nationale américaine des Sciences en 1962, Courant le décrit comme « l’incarnation, plus peut-être que tout autre, de l’association d’une analyse mathématique abstraite et du pouvoir le plus concret de solutionnement de problèmes individuel ».
Peter D. Lax est l’un des plus grands chercheurs dans les mathématiques pures et appliquées de notre temps et a apporté des contributions significatives, allant des équations différentielles partielles aux applications dans l’ingénierie. Son nom est lié à de nombreux résultats mathématiques majeurs et à des méthodes numériques comme le lemme de Lax-Milgram, le théorème d’équivalence de Lax, le schéma de Lax-Friedrich, le schéma de Lax-Wendroff,l’entropie de Lax et la théorie Lax-Levermore.
Peter D. Lax est aussi l’un des fondateurs des mathématiques informatiques modernes. Parmi ses plus importantes contributions à la communauté High Performance Computing and Communications, figure son travail pour le National Science Board Computing and Applied Math Center de 1980 à 1986. Il a aussi présidé le comité réuni par le National Science Board pour étudier le calcul à grande échelle dans les sciences et les mathématiques – une oeuvre de pionnier qui a mené au rapport Lax.
Le travail du Professeur Lax a été honoré par des nombreux prix et récompenses. Il a reçu la National Medal of Science en 1986, remise par le Président Ronald Reagan lors d’une cérémonie à la Maison Blanche. Peter Lax a reçu le Prix Wolf en 1987 et le Prix Chauvenet en 1974, et partagé le Prix Steele de l’American Mathematical Society en 1992. Il a aussi reçu le Prix Norbert Wiener en 1975 de l’American Mathematical Society et de la Society for Industrial and Applied Mathematics. En 1996, il a été élu membre de l’American Philosophical Society.
Peter D. Lax a été président (1977-80) et vice-président (1969-71) de l’American Mathematical Society.
Le professeur Peter D. Lax est un remarquable pédagogue qui a formé un grand nombre d’étudiants. Il a aussi été un infatigable réformateur de l’étude des mathématiques et son travail sur les équations différentielles a été pendant des décennies un élément classique de l’étude des mathématiques dans le monde entier.
Peter D. Lax est Docteur honoris causa de nombreuses universités du monde entier. Quand il a été distingué par l’université de technologie d’Aix-la-Chapelle, Allemagne en 1988, sa contribution déterminante aux mathématiques et l’importance de son travail dans le champ de l’ingénierie ont toutes deux été soulignées. Il a aussi été honoré pour son approche positive de l’utilisation des ordinateurs dans les mathématiques, la recherche et l’enseignement.abelprisen


Depuis Newton, les équations différentielles ont toujours constitué le fondement de la compréhension scientifique de la nature. Les équations différentielles linéaires, dans lesquelles les effets et les causes sont directement proportionnels, sont raisonnablement bien comprises. Les équations qui apparaissent dans des domaines comme l’aérodynamique, la météorologie et l’élasticité, sont non linéaires et beaucoup plus complexes : leurs solutions peuvent produire des singularités. Pensez aux ondes de choc qui se créent quand un avion franchit le mur du son norvege


Peter Lax est toujours apprecie pour ses “jokes”. On en retrouve plusieurs sur le web. A titre d’exemple :
Le jeux du Kronprinz : d’apres Peter Lax les enfants de la bourgeoisie intellectuelle hongroise aimaient ridiculiser la monarchie imperiale. Ils avaient invente le jeu du Kronprinz et de son precepteur. Il y a deux joueurs l’un fait le Kronprinz et l’autre le precepteur. Le precepteur doit poser la question la plus facile possible,le Kronprinz doit trouver la reponse la plus stupide possible. Enfin le precepteur doit trouver moyen de complimenter le Kronprinz pour la qualite de sa reponse.
Le premier qui ne sait plus quoi dire a perdu : ' Kronprinz, dites-moi combien de temps a dure la guerre de 30 ans, 50 ans monsieur mon precepteur.Tres bien Kronprinz,vous vous souvenez qu’a cette ´epoque les moyens de communication etaient beaucoup plus lents et les choses prenaient donc beaucoup plus de temps. 'smf emath

LOUIS I. KAHN

OEUVRES
BIO
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PROJECT
CITATION
FILM
PORTRAIT


Louis Isidore Kahn
est considéré comme un des plus grands architectes du XXe siècle.



"Voilà une bonne question. J’ai appris dans le temps qu’une bonne question a plus d’importance que la réponse la plus brillante. C’est la question du non-mesurable et du mesurable. La Nature, la nature physique est mesurable. Le sentiment et le rêve n’ont pas de mesure, pas de langage, et le rêve de chacun est singulier."

"Même une pièce qui doit être obscure a besoin au moins d’une petite fente pour qu’on se rende compte de son obscurité. Mais les architectes qui aujourd’hui dessinent des pièces ont oublié leur foi en la lumière naturelle. Assujettis à la facilité d’un interrupteur, ils se contentent d’une lumière statique et oublient les qualités infinies de la lumière naturelle grâce à laquelle une pièce est différente à chaque seconde de la journée."


Nationalité : américaine
Naissance : 20 février 1901
Mort le : 17 mars 1974

Né sur l'île estonienne d'Osel (aujourd'hui Saaremaa), Louis Isidore Kahn arrive à quatre ans dans la banlieue populaire de Philadelphie, et se fait naturaliser américain à l’âge de treize ans. Grâce à ses aptitudes pour le dessin et le piano, il décroche une bourse lui permettant d’entreprendre des études d’architecture à l’Université de Pennsylvanie. A la sortie, il travaille pour le designer français Paul Cret (1929-1930), et ensuite chez Zantzinger, Boire and Medary (1930-1932).

Durant quelques années, Louis Kahn voyage en Europe puis décide d’ouvrir son agence à Philadelphie en 1937 (au début des années 1940, il s’associe avec deux émigrés européens George Howe et Oscar Stonorov). A la même époque, il devient consultant à la Philadelphia Housing Authority et à la United States Housing Authority. A partir des années 1940, il se lance dans des projets de construction de lotissements tels que celui de Carver Court (1941-1944, Coatesville, Pennsylvanie), Pennypack Woods (1941-1943, Philadelphie) et Mill Creek Housing (1951-1963, Philadelphie). En 1947, il entame une brillante carrière universitaire à Yale, puis poursuit son activité d’enseignant à l’Université de Pennsylvanie (1957-1974). Il se penche sur l’architecture antique (surtout égyptienne) et réintroduit les plans axiaux.

Louis Kahn croit au développement de la société industrielle, en la mission sociale de l'architecture et promeut le style international. Son architecture contemporaine et monumentale prône presque exclusivement le béton ainsi que les formes et compositions simples. La charpente métallique ne lui semble pas pouvoir offrir de véritables murs (l’ossature porteuse disparaissant sous les revêtements anti-feu). Seule la brique est parfois exploitée pour cacher certaines parties bétonnées. En référence à Le Corbusier, Louis Kahn estime que le plan d’ensemble des espaces est primordial ; l’harmonie des corps ne doit pas être un élément perturbateur.

Lors de ses vingt-cinq dernières années de vie, Louis Kahn construits ses édifices les plus significatifs (bâtiments religieux, espaces d’exposition, bâtiments gouvernementaux) aux Etats-Unis et en Asie. L’un des plus probants est le complexe du Jonas Salk Institute (1959-1965, La Jolla) ; celui-ci est composé de deux ailes définissant un axe puissant face à l’océan Pacifique. Les salles de travail ne sont pas subdivisées, les escaliers (ainsi que les pièces de services et bureaux) sont greffés dans des alvéoles disposées en avant. En 1962, Louis Kahn reçoit sa plus grosse comme commande du gouvernement de Bangladesh : le complexe de Sher-E Bangla Nagar à Dacca. En 1971, il est admis à l'Académie américaine des Arts et Lettres.
arts fluctuat


Il accomplira ce miracle : l'Assemblée Nationale du Bangladesh dessinée par un architecte de confession juive pour un pays musulman ! Il meurt brusquement d'une attaque cardiaque dans les toilettes d'une station de New York.


Dans la nuit du 17 mars 1974, un homme est retrouvé mourant dans les toilettes pour hommes de la Pennsylvannia Station par trois policiers. Il décédera dans les instants suivants et restera trois jours à la morgue avant d’être identifié, il avait rayé de sa main son adresse. L’un des plus grands architectes du XXe siècle venait de mourir d’une crise cardiaque de la manière la plus misérable archicool


Voir le beau dossier sur : Le brutalisme

ELIE LE PROPHETE


SANDAK





Puissions-nous vivre l'annonce faite par
Eliahou Hanavi de l'arrivee imminente de
Machia'h, qui mettra un terme definitif a notre exil.



Elie ressuscite le fils de la veuve de Sarepta
Gustave Dore


Prophète d'Israël du IXe siècle avant notre ere

Dans le livre des rois on lit: Elie dit à Elisha : " Exprime moi ton souhait, que puis-je faire pour toi avant que je ne sois enlevé ? "...Ils poursuivirent leur chemin en conversant, quand tout à coup un char de feu attelé de chevaux de feu les sépara l’un de l’autre et Elie monta au ciel dans un tourbillon

Situons son époque : Achab, fils d’Omri, fut un grand roi, mais par son mariage avec Jezabel fille du roi de Tsidon, il précipita le royaume d’Israel dans l’idôlatrie
Le principal adversaire du roi fut Eliahou le prophète : leurs affrontements furent souvent dramatiques et plus d’une fois le prophète fut obligé de fuir devant la colère d’Achab et d’Israel.
Sur le mont Carmel, Eliahou provoqua un face à face avec les 450 prêtres de Baal et fit éclater au grand jour la puissance du D’ d’Israel.

Rapportons l’événement :
La sécheresse sévissait depuis trois ans. D’ ordonna alors à Eliahou de retourner chez Achab pour lui annoncer que la pluie allait à nouveau tomber sur le pays. Lorsqu’Elie arriva auprès d’Achab ; celui-çi le reçut par ces mots : “ Te voilà donc fléau d’Israel ”. Mais Eliahou ne se laissa pas troubler - Le fleau d’Israel ce n’est pas moi, mais toi et ta famille, vous qui avez abandonné les commandements de D’ pour suivre Baal - Mais je suis venu dans un autre but : “ Rassemble le peuple sur le mont Carmel et convoque les 450 prêtres de Baal et les 400 prophètes d’astarté entretenus par Jezabel.

Achab convoqua le peuple et les prêtres sur le Carmel. Eliahou demanda aux prêtres de Baal de commencer. Ceux-çi tuèrent un taureau, le dépecèrent, le placèrent sur un autel et invoquèrent Baal du matin jusqu'à midi ; mais en vain dansaient-ils devant l’autel. Eliahou se moqua d’eux : “ Appelez plus fort, leur dit-il, Baal a peut-être des soucis ou des affaires à régler ; peut-être est-il en voyage ou dors-il ; qu’il se réveille ” Les prêtres de Baal continuèrent les incantations. Ils se taillardèrent la chair, selon leur coutume, jusqu'à l’heure de l’offrande du soir.

Alors Eliahou fit approcher le peuple, il redressa l’autel de D’ qui avait été détruit, en prenant douze pierres, selon le nombre des tribus d’ISRAEL. Il y plaça le bois et le taureau coupé en morceaux, fit remplir à trois reprises quatre cruches d’eau, et les versa sur l’autel jusqu'à ce que l’eau débordât et remplît la rigole creusée autour de l’autel.
Le prophète alors implora D’ : “ Seigneur D’ d’Abraham, d’Itshak et d’Israel, il faut que l’on sacha aujourd’hui que tu es D’ en Israel que je suis ton serviteur et que par ton ordre, j’ai accompli tout ceçi. Exauce moi Seigneur Exauce moi, afin que ce peuple sache que c’est toi le seigneur D’ ”.

A ces mots,le feu célèste jaillit, dévorant à la fois l’holocauste, le bois, l’autel et l’eau. Le peuple tomba à genoux et s’écria : “ C’EST L’ETER-NEL QUI EST D’ - C’EST L’ETER-NEL QUI EST D’ ” Puis se précipitant sur les prophètes payens, le peuple les entraîna vers le torrent de Kichon et les mit à mort.
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Mais qui est Eliahou HaNavi !
Par Yona Ghertman,
Rabbin de Cagnes sur Mer, Collelman

A chaque issue de Shabbat, tous les fidèles se réunissent autour du Rabbin qui s’apprête à faire la Havdala ;tous les membres de la maison se réunissent autour du père de famille, et tous chantent joyeusement en coeur : « Eliahou HaNavi, Eliahou HaNavi, Eliahou HaNavi, Biméra Yavo Elénou im Machia’h Ben David ». Traduction : « Eliahou HaNavi (ter) viendra rapidement vers nous avec le Messie fils de David ».
Le prophète Eliahou1 est ainsi ancré dans la tradition comme étant LE prophète qui annoncera la venue du Messie. Des histoires de toutes sortes circulent sur ce fameux personnage,les témoignages de Sages ou de profanes qui auraient bénéficié de son aide sont légions…
… Pourquoi un tel engouement pour ce Prophète ?
Dans le Premier Livre des Rois, Eliahou HaNavi est présenté simplement comme « Eliahou le Tichbite, un de ceux qui s’étaient établis en Guilad ». Rachi explique qu’il est appelé ainsi car originaire d’une région appelée « Tochev ».
Il est donc impossible de déterminer la tribu d’Eliahou en se basant uniquement sur le texte.
Deux sources midrachiques indiquent d’ailleurs deux versions différentes quant à sa provenance. L’une affirme qu’il est de la tribu de Binyamin3. L’autre annonce de manière spectaculaire : « Eliahou c’est Pin’has » !
Le Ralbag (14ème siècle) et Abrabanel (15ème siècle), deux commentateurs majeurs de la Bible, démontrent tous deux la véracité de cette dernière affirmation.
Examinons les points principaux de leurs explications :
- Chronologiquement, Eliahou et Pin’has peuvent-ils être la même personne ?
Il est dit à propos de Pin’has qu’Ha-Chem conclut avec lui une « alliance de paix ». Et il est précisé dans Malakhi le bénéfice de cette alliance : « mon alliance avec lui a été un gage de vie et de paix »6. Pin’has a donc bénéficié d’une « vie »
supplémentaire, c'est-à-dire d’une durée de vie rallongée.
D’autres sources corroborent cette interprétation, puisqu’on retrouve Pin’has vivant, bien des années plus tard, agissant auprès des tribus en tant que conciliateur lorsque des querelles s’élèvent entre elles. Enfin, à l’époque de David, soit près de 400 ans après l’apparition de Pin’has Ben Eléazar dans le
Désert, ce dernier est mentionné dans le Livre des Chroniques comme un chef de troupes des Bnéi-Israël !
D’après l’étude détaillée des différents Livres de la Bible, il n’y aurait donc pas d’objection chronologique à l’affirmation précitée de nos Sages : « Eliahou c’est Pin’has ». Etant donné que Pin’has a bénéficié d’une vie plus longue que la normale
grâce à l’ « Alliance de Paix » qu’il contracta avec Ha-Chem, il est tout à fait possible qu’il ait vécu jusqu’à l’époque des Rois,époque à laquelle vivait Eliahou.
- Comment Eliahou pourrait-il « revenir d’entre les morts » pour s’adresser à des vivants ?
Le texte du Second livre des Rois témoigne qu’Eliahou n’est pas mort comme les autres hommes. Il n’est pas décédé avant d’être enterré, mais Ha-Chem le fit monter au Ciel dans un tourbillon9. Plus tard, alors qu’Eliahou est censé avoir disparu de ce monde,une lettre écrite de sa main parvient au Roi de Juda, Yéoram Ben Yéochafat, pour lui annoncer une calamité consécutive à la mauvaise orientation de son règne.
Le Ralbag démontre fermement que cette prédiction -qui se réalisa- ne put être rédigée du vivant d’Eliahou HaNavi, car le Roi Yéoram n’était pas encore sur le Trône. Or, un Prophète ne peut prédire le châtiment pour la faute d’une personne avant que celle-ci ne la commette, car cela remettrait en cause un fondement de la Torah : le principe du Libre Arbitre !
Par conséquent, il serait faux de dire qu’Eliahou HaNavi « revient d’entre les morts pour parler aux vivants », puisqu’il n’est pas vraiment mort !
Mais de quel mérite Eliahou peut-il se prévaloir pour bénéficier de cette situation incroyable ?
Le Rav Elie Munk, dans La Voix de La Torah, explique qu’Eliahou -comme Pin’has- a su parfaitement allier son Zèle pour Ha-Chem, qu’il laissa éclater à plusieurs reprises, avec son amour d’Israël. En effet, lorsque les Bnéi-Israël se détournaient de D.ieu en servant le culte idolâtre de Baal, il n’hésita pas à défier tous les faux-prophètes de cette Avoda Zara, puis à les faire exécuter afin d’anéantir définitivement ce mal. Mais n’oublions pas que ce zélateur est le même que celui qui supplia Ha-Chem, quelque temps auparavant, pour qu’il fasse revenir à la vie le fils d’une veuve en détresse…
… « Et c’est ce rôle qu’Eliahou assumera à la fin des temps
comme précurseur du Messie, en rapprochant les coeurs des
enfants de ceux de leurs parents. » (Rav Munk).

*

Élie se leva, prophète semblable au feu,
Sa parole, comme un flambeau, brûlait.
Il fit venir contre eux la famine.
Par son zèle, il réduisit leur nombre.
Par la parole du Seigneur, il ferma le ciel.
De même, il en fit trois fois tomber le feu.
Comme tu fus glorieux, Élie, par tes prodiges
Qui pourrait se vanter d'être semblable à toi ?
Toi qui fis lever un cadavre de la mort,
du séjour des morts, par la parole du Très-Haut.
Toi qui précipitas des rois dans la ruine,
des hommes glorieux hors de leur couche.
Toi qui entendis au Sinaï le reproche,
à l'Horeb les décrets de châtiment,
Toi qui sacras des rois pour la rétribution,
des prophètes pour être tes successeurs.
Toi qui fus enlevé dans le tourbillon de feu,
dans le char aux chevaux de feu.
Toi qui fus désigné dans les reproches en vue des temps,
pour apaiser la colère avant la fureur,
pour ramener le cœur du père vers le fils,
pour rétablir les tribus d'Israël.

Heureux ceux qui t'ont vu
et qui dans l'amour se sont endormis !
Car nous aussi vivrons sûrement !"

Ben Sira (48,1-11)

JUDAH MAGNES


BIO
MUSEUM
RABBI




A l’idée majoritaire de la création d’un État juif il y eu l’alternative proposée par Judah Magnes d’un État binational


Magnes est quasiment oublié, en dehors des presses universitaires qui portent son nom .Gloire soit rendue a cette grande figure du Sionisme!
On lira avec passion tous les debats qui ont precedes la creation de l'Etat d'Israel
Ne laissons pas aux ennemis d'Israel le soin de recuperer ces grandes figures Juives comme Hugo Bergmann et tant d'autres qui sont l'Honneur du peuple Juif , meme si l'histoire ne leur a pas donne raison.


Né à San Francisco, Californie, Juillet 5, 1877
Décédé à New York, New York, Octobre 27, 1948.


Judah Magnes est le premier chancellier de l'université hébraïque de Jérusalem entre 1925 et 1935. Après une décennie passée au poste de chancellier, Magnes put tirer plusieurs conclusions de son parcours. Il laissait une institution de 450 étudiants, de 90 professeurs dont certains étaient des réfugiés, différentes facultés de sciences et de sciences humaines dirigés par un sénat d'université. Lorsque le poste de chancellier est supprimé et que Judah Magnes devient président, il utilise ce poste pour appeler à la réorganisation des buts sionistes car il craignait une mainmise de l'Etat sur l'université cat inist


La fondation de l'Université hébraïque de Jérusalem en 1925
Le Dr Magnes, qui était également l'un des fondateurs du mouvement Brit Shalom - partisan de la paix et de la fraternité entre juifs et Arabes palestiniens - invitait des représentants des pays arabes et des dirigeants arabes à participer à la cérémonie d'inauguration, demandant même à l'un d'eux d'y prononcer une allocution. Sous son influence, le Comité national juif de Palestine publia une Proclamation au peuple arabe introduite par ces mots : [C'est] une fête nationale, une manifestation culturelle pour nous : le jour de l'inauguration d'une Université hébraïque à Jérusalem. Nous souhaitons que ce jour soit célébré dans tout le pays. Particulièrement bienvenus parmi nous seront les membres de la nation arabe qui se joindront à nous à Jérusalem, dans ce temple de la science
mfa gov



" Haaretz "" publie pour la première fois des extraits de carnets intimes de Judah Leon Magnes, le leader sioniste qui chercha à faire échec à la création de l’Etat.

sauvez les Juifs d’eux-mêmes alterinfo

Ofri Ilani

Haaretz, 5 mai 2008


L’examen médical réalisé par le Dr Ehrenfels sur Judah Leon Magnes, le président de l’Université Hébraïque, avait montré que son état de santé était encore fragile mais en équilibre. La date : 13 avril 1948. Magnes, un homme de 70 ans, malade, sait que sa maladie aura bientôt raison de lui. Malgré cela, il décide de prendre d’urgence l’avion pour New York, et de là à la Maison Blanche à Washington, afin d’arrêter la guerre qui fait rage dans le pays. Il ne représente quasiment personne en dehors d’un groupe de professeurs pacifistes, mais il a ses entrées et de l’influence au sommet de l’administration américaine. Les extraits de son journal, publiés ici pour la première fois, mettent en lumière un des chapitres oubliés de l’époque de la guerre d’Indépendance : le voyage du leader sioniste qui chercha à convaincre le Président des Etats-Unis d’imposer un cessez-le-feu et d’empêcher la mise en œuvre du Plan de Partage et la création de l’Etat juif.

Lorsque le 29 novembre 1947, la décision du partage a été prise, tout le yishouv juif n’est pas descendu dans les rues pour faire la fête. Un groupe d’intellectuels, professeurs à l’Université Hébraïque pour la plupart, était convaincu que la guerre qui éclaterait à la suite de la création de l’Etat juif amènerait une catastrophe pour les Arabes comme pour les Juifs. Judah Magnes, fondateur et chancelier de l’Université Hébraïque, était un rabbin réformé, pacifiste et anti-impérialiste, connu entre autres pour son opposition à la première Guerre Mondiale. En même temps, c’était un des dirigeants sionistes les plus importants de son temps, un des fondateurs de la communauté juive de New York, et un des principaux intermédiaires entre la direction sioniste et l’administration américaine. Depuis son immigration en Palestine en 1922, il a soutenu la création d’un Etat unique, binational, pour les Juifs et pour les Arabes, avec un gouvernement composé de représentants des deux peuples.

Disciple de Gandhi et de Jérémie

Ecrits en anglais, les carnets personnels de Magnes sont conservés dans les archives centrales pour l’histoire du peuple juif à Jérusalem. Il y décrit le désespoir suscité par la guerre civile dans les territoires d’un Mandat britannique approchant de son terme. Les événements de la politique et de la guerre se mêlent à l’aggravation de sa maladie. Il raconte son sommeil troublé et ses cauchemars.

« A la différence d’autres dirigeants sionistes, comme Ben Gourion, les journaux de Magnes ne constituent pas seulement un document politique », dit le professeur Aryeh Goren, de l’Université Hébraïque, qui a étudié et édité les écrits de Magnes. « Son écriture est très personnelle – il s’épanche et parle de ses doutes et de ses faiblesses. »

Magnes se considérait comme un disciple du Mahatma Gandhi et du prophète Jérémie, et il s’opposait à toute espèce de nationalisme fondé sur la force militaire. L’association « Ihoud » qu’il fonda avec quelques-uns de ses amis, est tenue pour le symbole de la gauche du camp sioniste pour tout ce qui concerne les relations avec les Arabes. Ses membres ont été attaqués par à peu près tous les partis au sein du yishouv, et traités de défaitistes, attachés à la mentalité de l’exil, et d’antipatriotes.

« Magnes prédisait que même si nous gagnions la guerre, il y aurait encore une guerre après, et une autre encore. Qu’il n’y aurait pas de fin à cela », dit le professeur Goren. « Lorsqu’ont débuté les combats de la guerre d’Indépendance, il a tenté d’arrêter la mise en œuvre de la résolution de l’ONU et de promouvoir l’idée, initiée alors par le Département d’Etat américain, que l’ONU gèle la résolution du partage et impose en attendant aux deux parties un ‘régime de tutelle’ avec un gouvernement provisoire jusqu’à l’obtention d’un accord sur les conditions d’un autre règlement. Magnes pensait que c’était le moment d’arrêter le cours des événements, avec l’espoir que s’établisse dans l’intervalle une certaine compréhension et la possibilité de se parler. »

Le 12 avril, il écrit dans son journal : « Cela fait maintenant plus que le temps d’une génération que je prêche la paix, la conciliation et la compréhension. Comment pourrais-je ne pas me dresser face au monde pour dire : ‘Les amis, arrêtez les effusions de sang. L’entente est possible.’ Cela fait des années que j’attends ce moment. » Le consul américain lui dit que si un régime de tutelle n’est pas instauré avant le 15 mai, la Palestine entrera dans une période « pleine de dangers et d’effusions de sang ». « Il faut une approche courageuse et constructive comme la mienne », écrit Magnes. « Le temps est venu – seul ou avec d’autres, je me rendrai aux Etats-Unis pour délivrer ce message. » Il espérait que si un Etat était proclamé, les Etats-Unis imposeraient des sanctions à tout Israël. « Une guerre ne peut se mener sans argent ni munitions », avait-il déclaré à ses sympathisants, aux Etats-Unis.

Le 13 avril, dans l’après-midi, Magnes, encore endormi, est contacté par le brigadier Jones, commandant britannique du secteur de l’Université Hébraïque, qui lui annonce que 34 employés de l’Université et de l’hôpital Hadassah, dont le directeur de l’hôpital, le Dr Haïm Yasky, ont été tués dans l’attaque d’un convoi qui se rendait au mont Scopus. En fin de compte, il était apparu que 77 personnes avaient été tuées dans l’attaque – beaucoup étaient des amis de Magnes. Pas moins que par ce massacre, Magnes est profondément secoué par les circonstances qui y ont abouti : quatre jours plus tôt, le 9 avril, avait eu lieu le massacre dans le village de Deir Yassin, où plus de cent Palestiniens avaient été tués par des membres de l’Irgoun et du Lehi. Lors des funérailles des victimes du convoi, Magnes fait le lien entre les deux événements et condamne « les actes de cruauté que les deux côtés ont perpétrés dans le pays, ces derniers jours ». Il est dénoncé comme traître par beaucoup au sein du yishouv, y compris par des professeurs de l’Université qu’il dirige.

« A la fin, nous perdrons »

Comme il désespère des chances d’un changement politique au sein du yishouv, sa position se renforce dans le sens que seule l’Amérique pourra sauver les Juifs d’eux-mêmes. « Je vais à New York avec l’espoir que je pourrai contribuer à la paix de Jérusalem », écrivait-il. « Nous avons besoin de l’autorité et du pouvoir du Conseil de Sécurité pour que nous déposions les armes ». Selon Aryeh Goren, « Magnes redoutait que ce qui s’était passé dans le quartier de Cheikh Jarah [l’attaque du convoi se rendant à Hadassah - ndt] n’arrive à tous les Juifs du pays. Dans ses lettres, il exprime la crainte d’une destruction de Jérusalem ».

Accompagné de son épouse, Béatrice, et du médecin qui le soignait, Magnes se rend à l’aéroport de Lod. Le consulat américain, qui avait organisé le voyage en avion, redoutait aussi ce trajet : la route vers l’aéroport étant exposée aux tirs des snipers, ils passèrent par la ville de Rehovot. Magnes atterrit aux Etats-Unis et entreprend une série de rencontres avec des diplomates et avec des dirigeants juifs. Il présente son plan : « Une majorité significative de Juifs diront que si on les autorise seulement à immigrer et à construire pendant encore 30 ou 40 ans, ils n’ont pas besoin d’un Etat », déclare-t-il au cours d’une assemblée à New York. « Un Etat, il ne sera possible de l’obtenir que par une guerre, et une guerre ne construit rien… Nous pouvons ‘prendre’ Haïfa, Tibériade, Jaffa et encore beaucoup d’autres endroits dans le pays, mais nous serons comme les Allemands – à la fin, nous perdrons la guerre. »

Magnes soutenait qu’ « il y a des millions et des millions de musulmans dans le monde, et ils ne sont pas pressés par le temps… Des millions et des millions d’Arabes sont prêts à sacrifier leur vie – dont ils font relativement bon marché – face au nombre misérable de Juifs qui restent dans le monde ».

Le 4 mai, alors que dans le Goush Etzion et dans la région du lac de Tibériade les combats s’intensifient, Magnes rencontre George Marshall, Secrétaire d’Etat américain. « Une solution au problème de la Palestine n’est possible que si les Arabes et les Juifs sont amenés à se rencontrer afin d’œuvrer à leur salut. Un régime de tutelle leur fournira cette opportunité », dit-il à Marshall.

Marshal manifeste son enthousiasme pour les idées de Magnes, mais accompagne ce dernier jusqu’à la sortie. Près de la porte, Magnes demande à Marshall : « Monsieur le Secrétaire d’Etat, j’aimerais vous poser une question directe : y a-t-il un espoir d’imposer un régime de tutelle ? » Marshall lui répond d’une manière hésitante. « Les Etats-Unis ont proposé de participer à une force militaire internationale pour la Palestine, mais aucun pays ne s’est joint à la proposition ».

Un gentleman américain

Le lendemain, il rencontre le Président des Etats-Unis, Harry Truman. Magnes lui dit qu’ « il restait encore quelques jours jusqu’au 15 mai » (date de la fin du mandat britannique – O. Ilani). Truman lui fait une réponse vague. Il pense que les trois religions monothéistes ont des principes moraux communs. Si toutes trois parviennent à l’entente, la base spirituelle du communisme russe s’effondrera. Mais, selon Truman, la direction juive a refusé son plan de paix. « Les Juifs ont refusé ma proposition », dit Truman à Magnes. « Vous, les Juifs et les Arabes, vous gâchez tout ».

Au cours des dix jours qui suivent, la lutte fait rage entre les gens de Haim Weizman, qui demandent à l’administration de reconnaître l’Etat d’Israël qui sera créé, et les partisans du « régime de tutelle ». Le 14 mai, soit le jour où Ben Gourion proclame l’Indépendance, Magnes, malade, était allongé dans sa chambre d’hôtel. Les Etats-Unis, sur lesquels il avait fondé ses espoirs, se sont empressés de reconnaître le nouvel Etat. D’après Aryeh Goren, lorsque Magnes a appris la nouvelle de la création de l’Etat, il s’est rendu avec son fils à l’hôtel « Waldorf Astoria » où résidait Haim Weizman, son adversaire politique. Il est entré dans la chambre de Weizman et lui a serré la main, pour le féliciter de son succès. « Magnes était un gentleman américain », dit Aryeh Goren. « Ayant perdu, il est allé féliciter Weizman ».

Moins de cinq mois plus tard, Magnes décédait aux Etats-Unis. Pour Aryeh Goren, « il ne fait pas de doute que son voyage en Amérique a précipité son décès ». Ses restes ont été transférés à Jérusalem, dans le quartier de la Sanhédria. Aryeh Goren dit sa désolation de ce que dans l’Israël d’aujourd’hui, la figure de Magnes soit quasiment oubliée, en dehors des presses universitaires qui portent son nom.

(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)

*

" Nous ne pouvons pactiser avec une société où le nationalisme est devenu un credo imposé. À la lumière de notre conception universaliste de l'histoire du destin juif, et aussi parce que nous sommes préoccupés par la situation et la sécurité des juifs dans les autres parties du monde, nous ne pouvons souscrire à l'orientation politique qui domine le programme sioniste actuel, et nous ne la soutenons pas. Nous pensons que le nationalisme juif tend à créer la confusion chez nos compagnons sur leur place et leur fonction dans la société, et détourne leur attention de leur rôle historique : vivre en communauté religieuse partout où ils sont… La nouvelle voix juive parle par la bouche des fusils…Telle est la nouvelle Thora de la terre d’Israël. Le monde a été enchaîné à la folie de la force physique. Le ciel nous garde d’enchaîner maintenant le judaïsme et le peuple d’Israël à cette folie. C’est un judaïsme païen qui a conquis une grande partie de la puissante diaspora. Nous avions pensé, au temps du sionisme romantique, que Sion devait être racheté par la droiture. Tous les juifs d’Amérique portent la responsabilité de cette faute, de cette mutation… même ceux qui ne sont pas d’accord avec les agissements de la direction païenne, mais qui restent assis, les bras croisés. L’anesthésie du sens moral conduit à son atrophie. "

Judah MAGNES
Président à l'Université hébraïque de Jérusalem, lors de son allocution d'ouverture à la rentrée de 1946 -


Lire le dossier sur jewishvirtuallibrary : MYTHES et RÉALITÉS
Le guide du conflit israélo-arabe
Mitchell G. Bard

« La plupart de temps, le plus grand ennemi de la vérité n’est pas le mensonge – délibéré, prémédité ou malhonnête – le plus grand ennemi de la vérité : c’est le mythe, persistant, persuasif et répété. »
-Président John F. Kennedy

ARTHUR RUBINSTEIN


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Le pianiste Juif polonais virtuose le plus ovationné du XXe siècle.





"Aime la vie et la vie t’aimera. Aime les gens et les gens t’aimeront."

"Je me suis habitué à la mort : un pianiste est un homme déguisé en croque-mort, avec en face de lui, constamment, son piano qui ressemble à un corbillard."


Pour Arthur Rubinstein, l’interprète doit refléter le message du compositeur tout en l’interprétant. Car sinon, un robot pourrait tout aussi bien le faire. Rubinstein joue en effet avec son cœur, sans larmoiement



Né à Lodzt, Pologne le 28 janvier 1887
Décédé à Genève, Suisse le 20 décembre 1982


D'origine polonaise, né à Lodzt en 1887 dans un famille de négociant, Artur( également écrit par certains Arthur) Rubinstein est un des grands pianistes du vingtième siècle. Il commença à étudier le piano dès l'âge de trois ans, donna sa première éxécution publique à huit ans et poursuivit ses études pianistiques à Berlin à l'âge de dix ans sous la responsabilité d'un célèbre violoniste: Joseph Joachim à qui sa mère le confia. Puis il poursuivit ensuite ses études avec un grand pianiste Polonais : Paderewski.

En 1906, Artur Rubinstein fit son premier voyage aux Etats Unis, mais revint en Europe pour de nouvelles études. Pendant la première guerre mondiale, il s'installa en Espagne. En 1916, il effectua une grande tournée de concerts en Espagne. Ce qui le conduisit par la suite à d'autres voyages en Amérique du Sud et le rendit spécialiste de la musique latino-américaine.
Dans les années 30 il passa plus de temps en Amérique du Nord et en Europe. Il se maria en 1932 avec Aniela Mynarska dont il eut quatre enfants.

En 1946, Artur Rubinstein devint citoyen américain mais il vécut la majeure partie de ses années suivantes en Europe. Artur Rubinstein s'installa en effet à Paris en 1954, et se consacra à des cycles de concerts "marathoniens" à Londres et Paris, ceux-ci couvraient l'essentiel des oeuvres orchestrales avec piano. En 1961, il donna dix programmes différents en 40 jours à Carnegie Halll (New-York).

Malgré son âge et sa mauvaise santé, Artur Rubinstein a continué de jouer en public dans les années 1970 et 1980. Il a fini d'écrire sa biographie à l'âge de 83 ans et donnait encore des concerts à l'âge de 90 ans.
Artur Rubinstein est mort le 20 décembre 1982 en Suisse où ses cendres ont été enterrées dans une forêt qui porte son nom.

Sa virtuosité
Musicien et pianiste inné, Artur Rubinstein, avec sa vitalité incomparable, se considérait comme "l'homme le plus heureux que j'ai jamais rencontré". Il était magistral dans le répertoire du concerto romantique, et il était inoubliable dans ses interprétations de Schumann, Debussy et Ravel ; mais c'est dans la musique de Chopin qu'il s'est affirmé comme l'un des plus grands virtuoses. pianobleu

Arthur Rubinstein était devenu citoyen américain en 1946, mais il n'a jamais rompu ses liens avec la Pologne. Très actif jusqu'à la fin de sa vie, il publia sa biographie deux ans avant sa mort à Genève à l'âge de 95 ans .Une urne contenant ses cendres a été enterrée en Israël.
*
Entre 1932 et 1935, Rubinstein changea radicalement de vie : après des années de carrière de pianiste itinérant, il évalua sévèrement son niveau par rapport à celui de nouveaux venus tels que Horowitz et se mit férocement à travailler sa technique, quelque peu négligée depuis ses débuts d’enfant prodige. Il émergea un nouvel homme en 1935 ; trois ans plus tard, il se lançait dans son encyclopédique série d’enregistrements des œuvres de Chopin .
En effet, la technique du pianiste semble ici sans faille, et l’on comprend aussi qu’il refuse dorénavant tous les effets fougueux gratuits que la tradition a imposés à la musique de Chopin – en particulier les rubatos intempestifs dont Rubinstein semble avoir quelque peu abusé au début de sa carrière –. Bref, une magnifique interprétation ; le pianiste survole le clavier avec un naturel parfait, indispensable pour ces géniales miniatures couvrant toute la période créatrice du compositeur. abeillemusique

"Les Anglais sont le meilleur public du monde : ils applaudissent toujours, même quand vous jouez bien "


Ecoutez Arthur Rubinstein : l'Heroic Polonaise de Chopin et 'Liebestraum', de Liszt

BERURIAH




BIO
HISTOIRE
ETUDE
FEMME
MYSTIQUE









L’épouse de Rabbi Meir
hasarda ces mots : « En ce moment,
Meïr, un noir chagrin m’accable, me torture,
J’ai besoin d’un conseil, toi, forte créature,
Toi l’homme de raison. Rabbi, donne-le-moi.
– Parle. – Voici, dit-elle, étouffant son émoi.
Un inconnu, jadis, entre mes mains candides,
Remit, dépôt sacré, deux diamants splendides
Et partit confiant. Dix ans se sont passés
Et les deux diamants, admirés, caressés,
Ont jeté dans mon coeur leur rayon pur et tendre.
Je pensais que jamais je n’aurais à les rendre
Et les croyais à moi dans mon naïf amour.
Mais hélas, l’inconnu tout à coup de retour
Réclame ses joyaux et... j’hésite... Mon maître,
Ces diamants chéris, faut-il les lui remettre ?
– Rends-les, rends-les, cria Rabbi stupéfié,
On ne doit pas ravir le dépôt confié. »
La courageuse mère lui dit alors : « Regarde »,
Découvrant ses fils morts, diamants à sa garde :
« Regarde sur ce lit, mon époux bien-aimé,
J’ai rendu le dépôt que Dieu m’a réclamé. »
Georges de PORTO RICHE


Beruriah (? -170)

Ce n'est pas très souvent que l'on trouve le nom d'une femme mentionnée dans le Talmud. C'est le nom des grands Tannaim et Amoraim, les enseignants de notre peuple, que l'on trouve habituellement dans le Talmud.De temps à autre, toutefois, nous avons rencontré une grande femme juive dont la sagesse, la piété, nous inspire. L'une des plus grandes de ces femmes est Beruriah.

Beruriah vécu environ une centaine d annee après la destruction du deuxième Beth Hamikdash, soit environ mille huit cents ans auparavant. Il n'est pas surprenant qu'elle était un de ces sages , car elle était la fille du grand rabbin Chananiah ben Teradion, qui fut l'un des "Dix martyrs" que les Romains ont tués car il propageait les enseignements de la Torah chez les Juifs .

Beruriah n'était pas seulement la fille d'un grand homme mais aussi la femme d'un aussi grand Sage, le saint Rabbi Meir l'un des plus importants maîtres de la Mishna.


Le Talmud nous raconte beaucoup d'histoires à propos Beruriah. Contrairement à d'autres femmes, elle a étudié trois cents questions relatives à "Halachah" (loi juive) tous les jours, ce qui serait tout à fait une prouesse pour un homme érudit qui a passé tout son temps à étudier. Par exemple, les sages avaient des opinions différentes sur la loi de la propreté et a demande a Beruriah son avis. Rabbi Juda debat avec elle et reconnaît son autorité.

Il ya eu un autre cas où il y avait un différend entre Beruriah et son frère. Rabbi Siméon ben Teradion L'une des plus grandes autorités a été demandé de juger le cas et il a dit: "Rabbi Chananiah la fille Beruriah est plus savant que son fils, le rabbin Simon."

Beruriah était très versés dans les Saintes Écritures et pourrait citer d'eux avec aisance. Pour illustrer ce que son personnage était comme on nous dit ce qui suit dans le Talmud:

Beruriah avait une sœur qui a été épargnée par les Romains et emmenés à la ville d'Antioche, où ils voulaient la contraindre à vivre une vie de la honte. Elle a exhorté son mari, le rabbin Meir, de prendre le grand risque d'aller à Antioche et à sauver sa sœur. Non seulement le rabbin Meir reussit a la libérer , mais il a également effectué une enquête et a réussi à obtenir des témoins, prouvant que sa belle-sœur était restée pure, ce qui, naturellement, est très important pour son avenir. Il était nécessaire que tous devaient fuir la Terre Sainte.Beruriah fuit avec son mari en Babylonie pour partager son exil avec lui.

Une autre histoire montrant le fin caractere de Beruriah est celui racontant qu'ils avaient des voisins qui étaient des gens méchants, ces voyous, ennuyaient rabbi Meir continuellement . Dans sa colère rabbi Meir une fois a prié pour que Dieu le débarrasse de ces méchants parasites. Beruriah lui dit doucement: "Le Psalmiste dit:" Que disparaissent les péchés de la terre. " Vous voyez, le mot est péchés, et non pas des pécheurs. Il faut prier pour que le mal disparaisse, alors il n'y aura pas de méchants ".

La plus célèbre et la plus touchante histoire de la piété, la sagesse et le courage de Beruriah est celle de la mort de ses deux fils bien-aimé. C'est arrivé un jour de Sabbat tandis que le rabbin Meir était dans le Beth Hamidrash, une maladie soudaine qui a frappé leurs enfants et sont décédés .

Beruriah les installe dans la chambre à coucher et ne dit mot à personne. Après la tombée de la nuit rabbi Meir rentre et demandé pour ses fils. Beruriah nonchalamment remarque qu'ils étaient sortis. Elle a tranquillement préparé le "Havdalah", la coupe de vin, la lumière et les épices. Elle a également conservé son attention occupé plus tard, alors qu'elle lui a préparé et servi avec le "Melaveh Malkah", le repas du soir avec un Juif qui accompagne le départ de "Reine du Sabbat." Puis, après que rabbin Meir avait fini de manger, Beruriah lui a demandé une réponse au problème suivant:

"Il ya quelque temps, une chose est restée chez moi . Maintenant, le propriétaire est revenu la réclamer. Dois-je le rendre?"

"C'est une question en effet très étrange. Comment peut-on douter du droit du propriétaire de réclamer ce qui lui appartient?" Rabbi Meir s'exclame en s'étonnemnt.

Elle a ensuite dirigé son mari dans la chambre à coucher, où leurs deux fils résident dans leur sommeil éternel. Elle a enlevé les couvertures de leur corps. . Rabbi Meir, voyant ses fils bien-aimé, et réalisant qu'ils ont disparu, a éclaté en pleurs amers.

"Mon cher mari", dit gentiment Beruriah en pleurant "N'avez-vous pas dit il ya un instant que le propriétaire est en droit de réclamer sa propriété? D.ieu a donné et a repris; béni soit le nom de Dieu." chabad



“ Un jour [Berouria], sur un ton de moquerie, exprima son dédain en utilisant le propos (le proverbe) des sages “ les femmes sont irréfléchies ” (Kiddouchin 80 b, Shabat 33 b). Rabbi [Méir] lui a répondu : “ À travers ta vie, tu confirmerais [la certitude de] ces mots. ”
Il donna alors l'ordre à un de ses disciples d’essayer de la séduire. Après plusieurs tentatives, elle a succombé. Quand le fait fut connu de tous, [Berouria] s'est suicidée et Rabbi Méir s'est enfui honteux de son malheur " (Rachi sur l'Avoda zara 18 b). morim

Rabbi Simlai s’est approché de Rabbi Yohanan en lui disant qu’il souhaitait étudier le Sefer Youhasin (le livre de généalogie) et demanda s’il pouvait le faire en trois mois. Le sage a répondu : « Si Berouria épouse de Rabbi Méir, fille de Rabbi Hananyah ben Teradyon, qui étudie quotidiennement avec 300 rabbins, n'a pas terminé (d'étudier) le Sefer Yuhasin en trois ans, comment espères-tu le réussir en 3 mois ? » (Talmud Babli - Pesahim 62 b)


Berouria trouva un élève qui étudiait à voix basse, elle le réprimanda, en disant : « Est-ce qu’il n’est peut-être pas écrit « Bien ordonnée en tout et bien gardée » (Samuel II 23:5) ? Si la Tora est ordonnée dans les 248 organes de ton corps, elle sera sûre (gardée) et sera préservée, et si ce n’est pas le cas, elle ne sera pas gardée, ni préservée » (Erouvin 53 b-54 a).


À une certaine occasion, Rabbi Yose le Galiléen la trouva sur le chemin et il lui demanda « Par où devons-nous voyager afin d'arriver à Lida ? », ce à quoi elle a répondu : « Galiléen idiot ! Les rabbins n'ont-ils pas dit : « Ne parles pas trop avec les femmes » ? (Michnah Avot 1:5, b. Nedarim 20 a) Tu aurais dû demander : « Comment arrive-t-on à Lida ? » « (Erouvin 53b)

RABBI DAVID BEN AARON HASSINE


FAMILY
MAROC


Un XVIIIe siècle poétique
Le XVIIIe siècle est une période de prospérité intellectuelle et spirituelle pour les juifs au Maroc.
A cette époque, de nombreux piyyoutim insérés dans la liturgie séfarade locale se diffusent dans tout le bassin méditerranéen.



Le siècle des lumières n’a pas encore atteint son apogée en Europe et la renaissance de la langue hébraïque patientera encore un siècle avant que des œuvres inspirées du mouvement de la Haskala ne voient le jour. Pourtant, au Maroc, un poète juif du XVIIIème siècle, David Hassine (né à Meknès en 1722 et mort en 1792) plongeant ses racines dans les profondeurs de la Torah et de l’exégèse biblique héritier de la tradition culturelle et cultuelle de l’âge d’or espagnol, compose ses contemporains, et surtout, pour son Créateur des piyyutim, poèmes liturgiques chantés, dans un hébreu vivant, riche et mélodieux.
David Hassine est une des figures les plus connus de la poésie liturgique juive marocaine et ses piyyutim ont été diffusés à travers le monde sépharade. Il a en effet voué sa vie au piyyut. Il y chante, prenant à témoin, les petites et les grandes joies, les solennités, les douleurs et les drames d’une communauté dont il fait l’écho harmonieux et passionné, écho de cet espoir bimillénaire du retour à Sion
centrecomparis


Originaire de Meknès, ce rabbin contemporain de Rabbi Chélomo Halioua est considéré comme le plus grands des poètes juifs du Maroc. Il est notamment l’auteur de Téhila Ledavid (Hymne à David), un recueil de poèmes liturgiques et élégiaques qui inspira de nombreux chants marocains et de Mékoman chèl zébahim (La place des sacrifices), une versification des rituels de l’abattage.akadem

Les grands poètes juifs marocains

Rabbi Ya’acov Abensour, dit Yabetz (1673-1753)
De Fès à Tétouan, en passant par Meknès, Rabbi Ya’acov Abensour accumule les titres et devient le premier rabbin à rouvrir un tribunal rabbinique à Fès : successivement kabbaliste, grammairien,astronome et poète, il est l’auteur de nombreux recueils de chants et de poésies liturgiques ; pour n’en citer qu’un seul : H’et Lékhol Héfétz (Un temps pour toute chose). Ses recueils de commentaires et de responsa sont restés célèbres sous le nom de Michpat outsdakah béya’akov (Loi et charité de Jacob).

Rabbi Chélomo Halioua (XVIIIe s.)
Originaire de Meknès, ce rabbin, resté célèbre pour sa qualité de poète, est l’auteur de lamentations sur les persécutions des communautés juives du Maroc, particulièrement féroces sous le règne de Moulay Yazîd (1790-1792).


Les journées du judaïsme marocain
Poésie et éxégèse biblique judéo-marocaines
Moshé Bar-Asher, Professeur d'hébreu à l'Université de Jérusalem

L'Education d'un Poete et Talmid Hakham a Meknes au debut du 18e sciecle David Ben Hassine
Andre E. Elbaz
Carleton University Departement d'Etudes francaise

JONAS


PETIT PROPHETE
HISTOIRE
LIVRE
NINIVE
HEBRAICA




Et l’Éternel dit : Tu as pitié du ricin qui ne t’a coûté aucune peine et que tu n’as pas fait croître, qui est né dans une nuit et qui a péri dans une nuit.
Et moi, je n’aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle se trouvent plus de cent vingt mille hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre !




YOM KIPPOUR
JONAS OU LA TECHOUVA INTEGREE

par le Rav Chlomo AVlNER


Il n'est pas fortuit que nous lisions le livre de Jonas au cours de l'office de l'après-midi de Yom Kippour. En effet, ce livre est intégralement consacré à la Techouva, au repentir : ce texte a ceci de particulier qu'il nous relate le succès rencontré par le prophète Jonas dans son projet de remettre la ville dépravée de Ninive dans le droit chemin, et ce, après seulement trois jours d'appels et d'invectives à travers cette capitale.

Nous ne pouvons manquer d'être surpris par l'attitude de refus de Jonas qui, avant de prophétiser dans Ninive, décide de se dérober et de fuir vers une autre contrée : c'est pleinement conscient qu'il se refuse à accomplir la mission de prophétie dont l'Eternel l'a chargé.

Evidemment une question préliminaire surgit à notre esprit : comment un prophète peut-il refuser d'accomplir un devoir sacré, et surtout comment, lui qui reçoit ses "ordres de missions" directement de l'Eternel, peut-il envisager sérieusement la possibilité de fuir D... ? Ne sait-il donc pas que la présence divine emplit tout l'univers?

Le Radak, Rabbi David Kimchi, commente ce passage et explique que Jonas n'avait nullement l'intention de fuir D...: il souhaitait seulement abandonner le lieu de la prophétie. "Car ce prophète était un puits de science et de connaissance", disent les commentateurs. En fait, Jonas ne fuyait pas D... mais la possibilité de prophétiser au nom de D... ! On sait que la prophétie n'existe qu'en Eretz Israël, et qu'à l'extérieur, il est impossible de recevoir toute inspiration prophétique. Donc, logiquement, en fuyant en exil, Jonas n'aurait techniquement pas pu accomplir sa mission.

Rabbi David Ben Zimra, qui résidait à Safed il y a quatre cents ans, donne quant à lui une interprétation plus nuancée de ce principe : certes la prophétie n'atteint pas ceux qui résident à l'étranger, par contre si un prophète entreprend sa mission en Eretz Israël, celle-ci pourra se poursuivre en exil, comme ce fut le cas du prophète Ezéchiel (Traité talmudique Moed Katan, p. 25).

Plus tard, dans notre récit, alors qu'il se trouvait dans les entrailles du poisson, Jonas s'est repenti. Bien qu'étant des personnalités d'une très haute élévation spirituelle, les prophètes n'en demeurent pas moins des hommes, dotés de qualités et de défauts. Nul n'est parfait, ni infaillible, explique Maïmonide dans le VIIe chapitre de son traité intitulé Les Huit Chapitres. L'une des fautes spécifiques aux prophètes, nous disent nos Sages, consiste précisément en ce qu'ils peuvent décider de refouler leur prophétie (Kovech Nevouato). Pour illustrer ce cas, le Talmud rapporte justement l'histoire de Jonas refusant de parler à Ninive et passant outre à l'ordre d'apporter le message divin à ses destinataires (Traité Sanhédrin p. 89/a).

Mais qu'est-ce qui pouvait donc pousser Jonas à un tel refus ? Notre prophète ne souhaitait-il point voir la ville de Ninive retourner sur le droit chemin ? C'est Jonas lui-même qui nous donne sa réponse. En effet, à la lecture attentive du texte, on remarque qu'après que la population de Ninive ait bel et bien fait Teehouva, Jonas plonge dans l'amertume et le désespoir en disant: "Hélas ! Seigneur, n'est-ce pas là ce que je disais étant encore dans mon pays ? Aussi m'étais je empressé de fuir à Tarchich. Car je savais que tu étais un D... clément et miséricordieux, plein de longonimité et de bienveillance, prompt à revenir sur les menaces" (Jonas, IV, 2).

Jonas savait donc à l'avance que D... accepterait de pardonner aux habitants de Ninive, alors que lui-même n'était pas prêt à le faire. Son refus et sa colère étaient motivés par le fait que D... étant un D... de pardon, et dans ce cas, le pardon lui était insupportable ! Pour Jonas, il était en effet trop facile de faire le mal, pour ensuite l'effacer d'un seul mouvement de l'âme. Il savait assurément que la Torah acceptait la Techouva et promettait aux pécheurs le pardon. Il n'ignorait pas qu'Abraham, notre ancêtre, avait même prié pour la sauvegarde de Sodome, la ville de la débauche par excellence. Néanmoins, il considérait que dans le cas de Ninive, le pardon était illégitime : il désirait ardemment que justice soit faite dans toute sa rigueur !

D'une manière générale, la Techouva peut apparaître parfois comme contredisant l'attribut de Justice Dans le Talmud de Jérusalem, on rapporte ainsi une question "Quel est le châtiment du pécheur ?" qui aurait été posée à trois reprises, obtenant trois réponses différentes. On questionna d'abord la Sagesse, qui répondit : "Les pécheurs seront poursuivis par le mal". La question fut ensuite posée à la Prophétie, qui répondit "La personnie pécheresse mourra". Puis on interrogea enfin D... qui répondit: "Qu'il fasse Techouva, et il sera pardonné" (Talmud de Jérusalem, Makot II, 6).

Par une analyse objective de la situation, la sagesse arrive ainsi à la conclusion que le mal engendré par le pécheur doit se retourner contre lui. Consciente de la gravité de la rébellion contre D... et du piétinement du bien par le pécheur, la prophétie conclut que cette personne doit mourir et qu'on ne peut passer outre.

Par contre, D... est généreux. Il ouvre une porte rendant possible la purification et permet au pécheur de faire Techouva. Or cette pensée est insupportable pour Jonas. Pour lui, les gens de Ninive sont de tels pécheurs, ils ont tellement opprimé la veuve et l'orphelin, qu'il est impossible, en un tour de main, de leur pardonner ! Ce serait trop injuste, estime Jonas, leurs fautes sont trop graves et elles doivent donc etre punies!

Mais la pensée du Créateur n'est pas celle du prophète "Mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes voix ne sont pas vos voix !" (Isaïe, LIII). D... était, quant à Lui, prêt à accepter cette Techouva. Dans le prologue de son commentaire sur le Livre de Jonas, Rachi complète cette interprétation en lui donnant une orientation plus originale: "Ce n'était pas l'honneur de la moralité et de la vertu qui était en jeu, mais l'honneur du peuple juif: Jonas a refusé d'aller prophétiser à Ninive pour une seule raison, parce que les 'Gentils' sont proches de la Techouva [KrovéTechouva], sont plus aptes et plus réceptifs au repentir. 'Si je leur parle, dit Jonas, et qu'ils fassent Techouva, j'en viendrais par là même à condamner le peuple juif qui, lui n'écoute pas les paroles des prophètes.

Le prophète Jonas plaide donc avant tout pour l'honneur du peuple juif: il était prêt à se laisser jeter à la mer et à se sacrifier pour le peuple de D… ! "Les prophètes sont prêts à se sacrifier pour le peuple d'Israël" (Mekhilta de la section Bo).

On s'en souvient, Moïse avait également adopté une telle attitude face à D... après l'épisode du Veau d'or en demandant au Créateur de l'effacer de Son Livre s'Il ne pardonnait pas à Israël. Selon le Rav Kook, Moïse était même prêt à sacrifier son monde futur, qui n'est autre que le "Livre de D..." (Lettres §555).

Le peuple juif est un peuple difficile qui ne se suffit pas de trois jours de réprimandes, comme à Ninive, pour faire Techouva, Pour notre peuple en effet, des centaines d'années de remontrances et des dizaines de prophètes n'ont pas suffi : c'est "un peuple à la nuque raide" qu'il est fort difficile de convaincre.

Mais, contrairement aux habitants non juifs de Ninive qui, peu après leur repentir reprirent le mauvais chemin, nous savons que, quand surviendra le repentir authentique du peuple d'Israël, cette Techouva sera quant à elle éternelle.
viejuive

HANNAH ARENDT

H. ARENDT
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CITATIONS
PORTRAIT
ETUDE
TEXTE
PHILAGORA
NORMALE SUP
HEIDEGGER
EICHMANN
ORIGINES
BEGIN
1975
AKADEM




" C'est dans le vide de la pensée que s'inscrit le mal "

"Le tiers monde n'est pas une réalité mais une idéologie." - Du mensonge à la violence

"Si tu réussis à paraître devant les autres ce que tu souhaiterais être, c'est tout ce que peuvent exiger de toi les juges de ce monde." - Extrait d’ Essai sur la révolution

"Le progrès et la catastrophe sont l'avers et le revers d'une même médaille."

"Aimer la vie est facile quand vous êtes à l’étranger. Là où personne ne vous connaît, vous tenez votre vie entre vos mains, vous êtes maître de vous-mêmes plus qu’à n’importe quel moment." - Rahel Varnhagen

"Pour être confirmé dans mon identité, je dépends entièrement des autres."



Hannah Arendt (1906-1975)
Une théoricienne du politique
Réfutant le qualificatif « philosophe » au motif qu’elle
travaille les hommes plutôt qu’elle n'élabore une réflexion
sur l’Homme, Hannah Arendt fut l’une des intellectuelles
les plus en vues à partir du début des années 1950.
Première femme à enseigner à l’université de Princeton,
c’est sur la question de la nature du politique et de la vie
politique en tant qu’activité humaine éminemment
particulière qu’elle engagea le plus fermement sa réflexion


Heidegger et Karl Jespers
· Née à Hanovre le 14 octobre 1906, Hannah Arendt est issue d’une famille juive assimilée. Élevée à Königsberg (Kaliningrad depuis 1946), elle étudie la théologie à l’université de Berlin puis la philosophie à l’université de Marbourg. Elle y rencontre Martin Heidegger (1889-1976) avec qui elle noue une passion intellectuelle et sentimentale (1925).
· Après sa rupture avec le philosophe, elle devient l’élève d’Edmund Husserl (1859-1938) à Fribourg-en-Brisgau puis, à Heidelberg, de Karl Jaspers (1883-1969) sous la direction duquel elle rédige sa thèse sur le Concept d’amour chez saint-Augustin (publiée en 1929).
· Avec la montée du nazisme, Hannah Arendt s’investit dans l’organisation sioniste de Kurt Blumenfeld. Arrêtée par la Gestapo, elle est finalement relâchée et parvient à s’enfuir à Paris en compagnie de Günther Stern (Anders) avec qui elle est mariée depuis 1929. Au cours de son exil parisien elle se lie d’amitié avec Walter Benjamin (1892-1940) et Raymond Aron (1905-1983). Elle divorce en 1939 et épouse en janvier 1940 Heinrich Blücher, lui aussi réfugié d'Allemagne et ancien spartakiste.

De Gurs à New York
· Mai 1941 : après avoir été détenue au camp de Gurs, elle rejoint les États-Unis et s’installe à New York jusqu’à la fin de la guerre. Elle contribue à la revue Aufbau et dirige des recherches pour la Commission sur la reconstruction de la culture juive européenne.
· 1944 : elle entame la rédaction de son premier ouvrage majeur, Les origines du totalitarisme, qui sera publié en 1951, l'année où elle obtient la nationalité américaine. À partir de 1955 elle enseigne à Columbia, Princeton, Berkeley, l’université de Chicago, puis, de 1967 jusqu’à sa mort, à la New School for
Social Research de New York.

Les origines du totalitarisme
·Influencée par la phénoménologie de Heidegger, l’oeuvre d’Hannah Arendt se nourrit de la lecture attentive d'Aristote, de Saint Augustin, de Kant de Nietzsche et de Jaspers. Sa pensée ne se présente pas sous la forme d'un système philosophique mais s’articule autour de thèmes fondamentaux, ainsi le totalitarisme, la révolution, la liberté, la pensée et le jugement. Elle interroge sans relâche la politique et son concept directeur, l'action, ainsi que son envers philosophique, la
contemplation.
· Hannah Arendt reste célèbre surtout par Les origines du totalitarisme (1951), ouvrage dans lequel met en exergue les pathologies rendant impossible la viabilité d’une vie publique. La terreur apparaît comme une fin en soi, en appelant au
déterminisme historique (communisme) ou à la nature et à la guerre inévitable entre la « race élue » et les « races dégénérées » (nazisme).
· Elle soutient ensuite une réflexion approfondie sur la condition humaine dans Condition de l’homme moderne (1958). Elle y élabore la distinction entre le privé et le public, compris comme espace politique d'apparition, entre ce qui relève de la production et ce qui relève de l’action. Elle décèle ainsi dans une vie publique réduite au travail et à la consommation l’origine de la politique purement gestionnaire.

Eichmann à Jérusalem
· En 1963, Essai sur la Révolution montre que les révolutions américaine et française
marquent l’ultime échec d’établir un espace politique dans lequel la délibération, la décision et l’action coordonnée peuvent être exercées. Publié la même année, Eichmann à Jérusalem, rapport sur la banalité du mal (1963), qui suscita une vive polémique, marque le passage du questionnement sur la nature de l’action politique à celui de la faculté de penser les actes : « Le problème du bien et du mal, la faculté de distinguer ce qui est bien de ce qui est mal, seraient-ils en rapport avec notre faculté de penser ? ».
·Enfin, la relation entre Agir et Penser est abordée dans La vie de l’esprit, publié à titre posthume. Des trois parties initiales, seules les deux premières furent publiées : La pensée et La volonté. A sa mort Hannah Arendt travaillait à la dernière, Le Jugement. Élaboration éthique de sa vision de l'histoire et du politique, cet ouvrage est, en quelque sorte, le testament « philosophique » d’Hannah Arendt.akadem


PIERRE BOURETZ
Hannah Arendt et le sionisme :
Cassandre aux pieds d’argile

Au moment du centenaire de la mort de Theodor Herzl le 3 juillet 1904 et dans un contexte de controverses au sujet de son héritage, cet article examine la position d’Hannah Arendt vis-à-vis du sionisme, son sens et sa postérité. Après avoir été engagée pendant dix ans dans le mouvement sioniste, Arendt a rompu avec lui dès 1944 en développant une critique de sa politique et de sa vision de l’histoire. Bien qu’elle ait été très isolée à l’époque, on retrouve aujourd’hui certains de ses arguments dans les discours qui défendent un point de vue révisionniste sur les fondements et l’histoire de l’État d’Israël entre deux perspectives : post-sioniste ou antisioniste.
Devant le sionisme, Arendt a joué le rôle de Cassandre ; mais peut-être une Cassandre aux pieds d’argile.cairn

LASKER

WORLD CHAMPION
BIOGRAPHIE
LE JEU DE LASKER
ECHEC ET MAT
MJAE
STRATEGIE
FEDERATION
ECHECS ET MATHS
COMPUTER
EINSTEIN


"les echecs mettent en conflit non pas deux
intelligences mais deux volontes"

Emanuel Lasker a grandi dans une famille pauvre. Mais son père, même s'il n'occupait qu'un emploi subalterne à la synagogue locale, a toujours veillé à assurer une bonne éducation à ses deux fils, Berthold, l'aîné, et Emanuel.

Ainsi, Berthold eut-il la chance de partir très jeune à Berlin, afin d'y poursuivre ses études. Là, ne disposant pas de ressources suffisantes, il gagna sa vie en exerçant (en parallèle) une activité de « sparringpartner », louant ses services, dans un café, à ceux qui voulaient jouer aux cartes ou aux Échecs.

A son tour, Emanuel se passionna pour le noble jeu, après avoir appris les règles, avec Berthold, à l'âge de 11 ans. Le cadet des Lasker démontra très vite, lui aussi, une prédisposition exceptionnelle, aussi bien pour les Échecs, que pour les Mathématiques.

En mars 1888, alors âgé de 19 ans, il rejoignit son aîné, à Berlin. Suivant la voie tracée par ce frère « exemplaire », il s'inscrivit à la même université. En outre, au café, il se mit à assister, voire à remplacer son frère, afin d'y donner des leçons d'Échecs.


Mais son père refuse de voir son cadet suivre ce « mauvais exemple ». Il insista pour que Berthold place Emanuel dans une autre école, afin de l'éloigner du café. Par chance, le directeur de cette nouvelle école était un bon joueur d'Échecs. Il incita Emanuel à s'engager à fond dans le jeu et dans les études, reconnaissant surtout son talent immense pour les Mathématiques, puisque le jeune E. Lasker était capable de résoudre ses exercices en 2 heures, quand ses camarades avaient besoin de 5 heures Néanmoins, Emanuel continue à fréquenter le café, car l'argent manquait.

Mais la pratique paie, et il joue de mieux en mieux, gagnant la plupart de ses parties, malgré le handicap consenti d'un pion, d'un Cavalier, voire d'une Tour.

En 1889, après avoir assuré sa rentrée à la Faculté de Mathématiques, il commence à jouer en compétition, et se pare du titre de Maître, lors du tournoi de Breslau. Cette carrière de joueur à haut niveau l'attire irrésistiblement, d'autant qu'il est conscient de sa force, ayant déjà vaincu des Maîtres reconnus tels que K. von Bardeleben, J. Mieses, et surtout H. Bird, en 1890, à Londres.

Mais ses pôles d'intérêt sont multiples, et ce penseur omniscient veut tout faire! Il s'intéresse à la philosophie, aux cartes, à la théorie du jeu, comme à la dramaturgie. Dès lors, sa vie s'apparente à une partie simultanée.

Afin de progresser plus vite, E. Lasker séjourne en Angleterre, où il bat les meilleurs joueurs locaux. Il propose un match à S. Tarrasch, réputé pour être l'un des meilleurs joueurs du monde, mais ce dernier refuse, estimant que son challenger doit encore prouver sa force!

E. Lasker décide alors de s'embarquer pour les ÉtatsUnis, où il croise la route du 1er champion de Monde, W. Steinitz. Il voyage, il joue et gagne des tournois et des matchs. Il donne des simultanées. Et, surtout, il se prépare à affronter W. Steinitz, titre mondial en jeu, à New York.

Le match s'achève le 26 mai 1894, sur une victoire éclatante de E. Lasker (+10 =4 -5), qui est ainsi sacré 2ème champion du Monde officiel. Le nouveau n° 1 mondial est jeune (25 ans), son style est éblouissant.

Fort d'une volonté farouche et d'une prescience incomparable, il va conserver sa couronne durant 27 ans, ce qui représente un record absolu !

Après 8 défenses victorieuses, E. Lasker perdit finalement son titre, en 1921, à l'âge de 52 ans, vaincu par le génie cubain J.-R. Capablanca. Mais le champion déchu fit preuve d'une longévité exceptionnelle.

Il gagna encore certains des plus grands tournois, comme celui de New York, en 1924. E. Lasker éprouvait un respect profond pour W. Steinitz et sa science du jeu. Mais il va aller beaucoup plus loin.

Alors que W. Steinitz avait édicté les préceptes modernes du jeu positionnel, systématisant ses principes, E. Lasker va non seulement approfondir et dynamiser ce legs, mais anse enrichir la théorie de nouveaux aspects tactiques et psychologiques.

Il a été le premier à expliquer la vraie nature et l'importance de la combinaison. Il a également compris en premier l'importance des facteurs psychologiques, usant lui-même d'une méthode particulière, fondée sur la déstabilisation psychique de son adversaire.Ainsi, en concédant volontairement du matériel ou un avantage positionnel, voire en jouant des coups inhabituels et parfois illogiques, il entraînait ses rivaux à rentrer dans des positions chaotiques, les privant de tous repères analytiques.

Au registre du jeu positionnel, E. Lasker appliquait 3 préceptes basiques: 1. Jouer avec un plan, ce premier principe étant valable, selon lui, aussi bien aux Échecs que dans la vie (cf. « Lasker's Manual of Chess », 1927). 2. Créer des faiblesses. 3. Éviter les faiblesses. Autrement, il a compris mieux que W. Steinitz la nature dynamique des structures de pions.

Il a parachevé la culture du dogme de la limitation de l'activité des pièces adverses, ainsi que l'idée de « blocus » (bien avant A. Nimzovitch !). Il était moins performant dans les ouvertures, bien que certains systèmes portent son nom. Aussi, il cherchait souvent à éviter les variantes forcées, compensant ses lacunes par une compréhension profonde du milieu de jeu et des finales. A ce titre, il n'a jamais vraiment appliqué le principe du « développement rapide », dans l'ouverture, qui faisait pourtant figure d'axiome depuis l'avènement de P. Morphy. En revanche, il a introduit le notion d'équilibre durable de la position.


En marge de sa carrière de joueur, E. Lasker a été un penseur brillant. Il se vit décerner les titres de Docteur en Mathématiques et en Philosophie, écrivant de nombreux livres sur la Philosophie et les Échecs, comme le célèbre « Common Sens in Chess », soit « Le bon sens aux Échecs », édité en 1896, qui devint un best-seller.

Il étudia la théorie de jeu, analysée d'un point de vue mathématique et philosophique, dans son livre « Le Combat ». Il rédigea également un essai futuriste sur les relations humaines, intitulé « La Communauté de l'Avenir », en 1940, un an avant sa mort. Mais c'est surtout son maître ouvrage « La Philosophie de l'Infini », qui marqua certains des esprits les plus lumineux de son temps, comme le physicien Albert Einstein. Immanquablement, ces deux cerveaux hors de commun se lièrent d'amitié, au point que A. Einstein désigna E. Lasker comme étant l'un des hommes le plus intéressants qu'il ait rencontré, durant sa vie. Tous deux avaient une sensibilité profonde au doute métaphysique, et A. Einstein était impressionné par la personnalité rare de E. Lasker, regrettant même que celui-ci n'ait pas dévolu sa vie entière à la Science. Le Physicien admirait l'indépendance d'esprit du Champion, allant même jusqu'à conclure que le jeu avait été, pour lui, un moyen confortable de gagner sa vie, plutôt qu'une passion. Mais A. Einstein ne connaissait pas le « monde magique » des 64 cases ! Aussi, il est possible de conclure qu'il s'était (pour une fois) légèrement trompé...


Une partie, qui a eu lieu en 1895, a eu un enjeu particulier. Elle s'est disputée lors du fameux tournoi de Saint-Pétersbourg, en 1895. E. Lasker y affronta le champion américain H.-N. Pillsbury, lequel, par son niveau de jeu exceptionnel, faisait figure de prétendant au titre suprême. Malgré quelques approximations, cette joute est restée célèbre comme étant l'une des plus fascinantes parties de l'histoire. Au plus fort de l'intensité du combat, E. Lasker démontre des qualités stratégiques, tactiques et une précision psychologique hors normes.

Extraits tirés de l'article Europe-Echecs, mars 2003, Darko Anic

CHAIM SOUTINE


C. SOUTINE
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FLAMBOYANT
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1893 - 1943
Nationalité russe né en 1893 à Smirlovitch de Salomon Soutine, 62 ans, né à Pontovitch, nationalité russe et de Sarah Soutine née à Smirlovitch, nationalité russe. Domicilié Passage de Dantzig. Pièce d’identité produite : Passeport russe établi à Vilna le 20/3/1913 (julien), soit le 2/4/1913.

BIOGRAPHIE :

Né dans un ghetto près de Berezina, dixième enfant d’un tailleur très pauvre, Soutine suit d’abord les cours de l’École des beaux-arts de Vilnius, puis se fixe à Paris en 1911, en même temps que d’autres artistes d’Europe centrale. Soutine habite à la Ruche, où il a pour voisins Chagall, Lipchitz, Kremegne et Cendrars ; il se lie d’amitié avec Modigliani. La technique de Soutine, qui subit l’influence de Van Gogh, s’oriente principalement vers les effets de la couleur.

1893 Naissance de Chaïm Soutine à Smilovitchi, près de Minsk. Il est le dixième des onze enfants de Zalma (Salomon) et Sarah Sutin. Son père était un petit tailleur juif du village et la famille Soutine - quand cela était possible - se nourissait de pommes de terre cuites, de harengs et de pain noir. Soutine s’est toujours plaint d’avoir faim, même dans sa gloire ; on dit même qu’il ignora l’existence du pain blanc jusqu’à l’age de quinze ans. Soutine garda du lieu de sa naissance des images exténuées et faméliques, des souvenirs obsédants que l’on retrouve toujours dans ses tableaux, même dans ses paysages et ses natures-mortes.

1902 Lorsqu’il a neuf ans, il est placé en apprentissage chez son oncle qui est tailleur à Minsk.

1907 Chaïm Soutine se rend à Minsk pour étudier le dessin. Un nommé Krueger, artiste juif directeur de l’école lui enseigne les rudiments de la pratique de l’art. Il y rencontre un étudiant d’art, Michel Kikoïne, qui deviendra son ami

1910 Il part pour Vilna et fait des retouches chez un photographe pour assurer sa subsistance. Il s’inscrit à l’Académie des Beaux-Arts mais troublé et nerveux, échoue au concours d’entrée, suite à une erreur de perspective. Quelques temps après, il se représente et réussit. Par la suite, il sera considéré par son professeur Rebakoff comme un élève brillant. Il suit les cours de l’Ecole des Beaux-Arts. Un médecin l’aide financièrement.

1912 Partir et Peindre : c’est le docteur Rafelkes, dont Chaïm avait un temps courtisé la fille, qui va financer en partie le voyage vers la Ville-Lumière. Et c’est Pinchus Krémègne qui va faire venir les deux amis à Paris : qu’ils les rejoignent partager sa vie de chien à "La Ruche" !. Soutine a 20 ans, il suit son ami Pinchus Krémègne et arrive à Paris le 14 juillet 1913 avec le peintre Michel Kikoïne. Il habite au 9 Bd Edgar Quinet, puis loue un atelier à "La Ruche", Rue Dantzig, quartier prolétarien de Vaugirard, dans le sud de Paris où il vit avec Michel Kikoïne et Pinchus Krémègne. Il suit pendant deux ans les cours de Fernand Cormon et travaille comme porteur en gare.

1913 - La Ruche, au 2 passage Dantzig, on avait transporté dès 1902, l’ancien pavillon des vins de l’Exposition universelle de 1900, à l’initiative du sculpteur Alfred Boucher. Cette "Villa Médicis Libre" accueillit jusqu’à 140 artistes à la fois, dont Cendrars, Zadkine, Léger, Chagall... Pour quelques dizaines de francs de loyer, c’était la vie de bohème près des abattoirs de Vaugirard et des "Fortifications" aujourd’hui disparues... Dès 1913, Soutine s’inscrit à l’Ecole nationale des Beaux-Arts : il travaille à l’atelier de Cormon qui, une génération auparavant avait été un temps le "Professeur" de Toulouse-Lautrec et Vincent Van Gogh, à Montmartre...

1914 Il habite la Cité Falguière, fait la connaissance, entre autres, de Modigliani qui deviendra son ami intime et le présentera à son marchand Léopold Zborowski.

1914 Samedi 2 Août 1914 : Ordre de mobilisation générale.

Mardi 4 août 1914 : Soutine obtient de la Préfecture de police du 15ème arrondissement de Paris un permis de séjour : il quitte provisoirement Paris pour Livry-Gargan où les Kikoïne l’hébergent.

Soutine se porte volontaire et va se retrouver dans un groupe qui creuse les tranchées... De retour à Montparnasse, tout a changé : certains amis tel Kisling qui s’est porté volontaire et a rejoint le front, ne sont plus là...

1919 Il rencontre Zborowski qui l’envoie à dans le sud de la France, à Céret où il vit et travaille. Première rencontre avec Madeleine et Marcellin Castaing à "La Rotonde".

1920-1922 Séjours à Cagnes. A Cagnes, à la fin du mois de janvier 1920, il apprend la nouvelle de la mort de Modigliani et est ébranlé.

1923 Le grand collectionneur américain Albert C. Barnes va acheter d’un coup soixante toiles de Soutine qui commence à sortir de son isolement.

1924 Séjours à Paris et à Cagnes. Soutine travaille dans un atelier situé rue du Mont-St-Gothard à Paris. Il vit quelques temps avec Dvoira Melnik qu’il a rencontrée à Vilna où elle étudiait la musique mais se sépare d’elle assez vite.

1925 Impressionné par Rembrandt, Soutine peint La Carcasse de Boeuf. Il refuse de reconnaître une fille, Aimée, que Dvoira Melnik dit résulter de leur liaison.

1927 Exposition personnelle à la galerie Bing, Paris

1927-1928 Série des Pâtissiers et des Communiants.

1929 Soutine se lie d’amitié avec les Castaing. Première monographie par Elie Faure.

1931-1935 Il passe l’été à Lèves, près de Chartres, hôte de Marcellin et Madeleine Castaing, qui deviennent ses principaux acheteurs.

1937 Soutine emménage à Paris dans un appartement dans la rue Villa-Seurat. Rencontre au café du "Dôme" Gerda Groth qui a fuit l’Allemagne nazie et qu’il appelle "Mademoiselle Garde". Elle devient sa compagne.

1939 Soutine et Mademoiselle Garde vivent dans le village de Civry-sur-Serein, dans l’Yonne. Il se rend plusieurs fois à Paris pour consulter des médecins à propos de ses ulcères d’estomac.

1940-1942 Le 15 mai, Mademoiselle Garde est déportée au camp de Gurs, dans les Pyrénées. Accompagné de Marie-Berthe Aurenche, ex-femme de Max Ernst, Soutine habite de petits villages d’Indre-et-Loire ou il se cache de l’occupant nazi, notamment à Champigny sur Veude, près de Tours. Il y peint d’admirables paysages.

1943 Le 7 août, on l’emmène, en urgence à l’hôpital. Il y meurt le 9 août à Paris d’une perforation intestinale. Chaïm Soutine est enterré au cimetière de Montparnasse, le 11 août.


" J’ai vu une fois le boucher du village trancher le cou d’une oie et laisser s’écouler le sang. Je voulais crier, mais son air joyeux me nouait la gorge... Ce cri, je le sens encore là. Lorsque j’étais enfant, et que je dessinais un maladroit portrait de mon professeur, j’essayais de me libérer de ce cri, mais en vain. Lorsque je peignais une carcasse de bœuf, c’était toujours ce même cri dont je voulais me débarrasser. Je n’ai pas encore réussi !"

" Je regardais les feux du soleil et les ombres se poursuivre dans les rideaux de poussière immobile... mon père, assis comme un bouddha, cousait machinalement près de la fenêtre grise ; puis s’arrêtait et, sans lever les yeux, tournait une page... « Rabbi Menahem Mendel de Worki assure que trois choses conviennent au juif véritable : un agenouillement absolu, un cri sans voix, une danse immobile. "

France-Belarus.com,

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